Les nouvelles voitures continuent de s'allonger : la taille moyenne a augmenté de 1,2 cm en longueur et de 0,5 cm en hauteur chaque année en Europe. Cela réduit non seulement les places de stationnement, mais accroît également le risque d'accidents, une situation que l'ONG Transport & Environnement dénonce fermement.
En plus des collisions impliquant des usagers vulnérables tels que piétons et cyclistes, l'étude stipule que d'ici 2040, les grandes métropoles pourraient perdre entre 8,5 % et 14 % de leurs places de stationnement. Les villes comme Londres et Berlin pourraient perdre jusqu'à 118 000 places, tandis que Paris pourrait en perdre entre 7 000 et 12 000.
Une dynamique inquiétante pour la sécurité
Les experts soulignent que l’augmentation de la taille des voitures est directement liée à un risque accru d'accidents. Par exemple, la hauteur accrue des capots pourrait influer sur la gravité des blessures chez les enfants en cas de collision. L’étude de Transport & Environnement note en outre qu’il est prévu que 2 600 piétons, cyclistes et autres usagers de la route perdent la vie au cours de la période 2026-2040 si cette tendance se poursuit.
Pour répondre à cette crise de sécurité et d'espace, l'ONG propose un retour à des tailles de véhicules plus raisonnables, avec une limite de hauteur fixée à 85 cm et une largeur à 192 cm. D'après des calculs effectués, la France pourrait voir la taille moyenne des véhicules revenir à celle observée en 2015, soit 4,2 mètres de long et 177 cm de large, si des politiques publiques appropriées sont mises en œuvre.
Transport & Environnement plaide donc pour des tarifs de stationnement différenciés, basés sur la taille des véhicules, afin d'encourager les petites voitures et promouvoir un urbanisme plus sûr et plus équilibré.







