Dans une affaire qui a profondément choqué la communauté de Bordeaux, un Ivoirien de 37 ans a été mis en examen pour viols aggravés, notamment par usage d’une arme, et placé en détention provisoire le 23 juin. L’individu, jusque-là inconnu des services judiciaires, a été interpellé par les forces de l'ordre le 22 juin, lors de la Fête de la musique, après une traque intensifiée.
Dans le quartier des Bassins à flot, où il a commis ses crimes, il a été repéré par des agents de la brigade anticriminalité (BAC) alors qu'il semblait suivre une femme juste après la descente d'un bus. Au cours de la nuit du 19 au 20 juin, une première victime a été agressée. La jeune femme, en rentrant chez elle à 4h30 du matin, a été accostée par un homme armé d’un cutter, qui a tenté d’assouvir ses pulsions criminelles dans le hall de son immeuble.
Une enquête en urgence
Le lendemain matin, suite à la deuxième agression, l'enquête a été considérée comme une priorité absolue par les autorités. Le procureur de la République, Renaud Gaudeul, a déclaré que cette enquête revêtait une importance cruciale, justifiant l'activation du laboratoire Toxgen pour analyser rapidement les preuves biologiques relevées sur les scènes de crime. L’enquête s’est intensifiée alors que la peur gagnait les résidents du secteur.
Une deuxième victime, une employée de restauration de 28 ans, a été attaquée alors qu'elle rentrait chez elle. L'individu l'a forcée à entrer dans son immeuble avant de lui infliger des violences et de commettre l’irréparable.
Un dispositif efficace
Les enquêteurs, accompagnés de la police municipale, ont coordonné un dispositif de surveillance autour de la rue de la Faïencerie, identifiant le parcours probable du suspect. Grâce à des images de vidéosurveillance et à des repérages, quatre équipages de la BAC ont sécurisé la zone. Les efforts ont porté leurs fruits ; le suspect a été interpellé avec un cutter en sa possession, et son ADN a été corrélé aux échantillons prélevés sur les lieux des crimes.
La Direction interdépartementale de la police nationale a mis tous ses moyens en branle pour assurer la sécurité des habitants et comprendre l’itinéraire du présumé violeur. Interrogé, l’homme a nié les faits mais les éléments de preuve sont accablants.
À l'avenir
Une information judiciaire a été ouverte pour retracer le parcours de cet individu, qui était en situation irrégulière sur le territoire français. À Bordeaux, ce type de situation ravive des discussions sur la sécurité publique et sur les mesures à prendre pour protéger les citoyens, surtout les plus vulnérables.







