Le 23 juin, Sébastien Lecornu, Premier ministre français, a fait une annonce marquante concernant l'examen d'une loi « intégrale » destinée à combattre les violences sexistes et sexuelles. Cette loi, portée à l'origine par la tragédie de la jeune Lyhanna, décédée à seulement 11 ans, doit être examinée par l'Assemblée nationale en commission en septembre avant d'être débattue en séance en octobre.
Lors des questions au gouvernement, Lecornu a déclaré : « Je m'assure que nous disposons de temps au sein du gouvernement avant le projet de loi de finances, au début d'octobre, afin de discuter ce texte. » Cette initiative, soutenue par une centaine de députés des groupes de gauche et de la coalition gouvernementale, inclut un total de 78 mesures essentielles pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
Les discussions entourant cette loi sont d'une importance cruciale. Après l'examen par le Conseil d'État et le Conseil économique, social et environnemental, Lecornu rencontrera les présidents des groupes parlementaires la semaine du 20 juillet. La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, participera également à cette réunion.
Depuis la mort tragique de Lyhanna, les appels en faveur d'une législation globale pour combattre les violences faites aux femmes et aux enfants se sont multipliés. Experts et défenseurs des droits des femmes interpellent le gouvernement, insistant sur la nécessité d'agir vite et efficacement. Comme l'a souligné un membre du mouvement féminin #MeToo, « il est temps de passer des mots aux actes pour protéger les plus vulnérables ».
Des décrets dès le mois de juillet
Sébastien Lecornu a révélé que 16 des articles de la loi concernent des mesures réglementaires et organisationnelles. Il a promis l'arrivée de décrets « dès juillet, août et septembre ». Six de ces mesures relèvent des budgets, tandis que plusieurs sont incluses dans d'autres propositions de loi, notamment un projet sur la justice criminelle visant à renforcer la protection des victimes.
La discussion de cette législation au Sénat est prévue après les élections sénatoriales à la fin septembre. Lecornu a précisé que, si tout se déroulait comme prévu, la loi pourrait être promulguée en octobre. Cependant, il a également reconnu qu'une partie des mesures stipulées dans cette loi nécessite un examen minutieux en raison de contradictions internes.
La mobilisation autour de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ne fait que croître, les citoyens et les associations continuant à demander des actions concrètes et rapides. Les voix se lèvent pour que cette loi soit véritablement à la hauteur des enjeux, soulignant qu'il en va de la sécurité et de l'avenir de milliers de jeunes, comme Lyhanna.







