Dans un cadre peu fréquenté et face à l'absence notoire d'élus locaux, l'association Agir contre les violences faites aux femmes (ACV2F) a émis un cri d'alarme. Avec une demande croissante d'aide, les responsables de l'association jugent crucial d'ajouter un troisième poste salarié pour répondre efficacement aux besoins des victimes.
La mobilisation pour la rencontre de financement a été décevante, avec moins de 20 participants. La présidente, Conchita Cimbron, a souligné l'urgence de soutenir cette initiative : « Nous sommes au bord de la rupture », a-t-elle déclaré, tout en rappelant l'importance de l'aide qu'ACV2F fournit dans l'ensemble des 52 communes de la presqu'île, où deux salariées et une vingtaine de bénévoles s'engagent au quotidien.
Une pression de travail croissante
Selon les responsables d'ACV2F, l'équipe fait face à un afflux constant de demandes d'assistance. En raison de cette pression, l'association a été contrainte de suspendre temporairement son service d'accueil téléphonique afin de gérer le volume de dossiers accumulés. Les bénévoles, bien qu'engagés et déterminés, peinent à suivre le rythme imposé par la situation actuelle.
« Les Communautés de communes nous sollicitent lorsqu'il y a un problème »
La question principale soulevée lors de la réunion était la nécessité de financement pour un poste supplémentaire. Estimé à près de 54 000 euros par an, le coût de ce emploi est jugé nécessaire pour garantir un service de qualité aux victimes. La députée Pascale Got note que l'association apporte des solutions là où les compétences manquent au niveau communal, tout en plaidant pour une réponse collective à l’échelle du Médoc.
Des solutions financières à explorer
La députée a également suggéré un financement partagé entre les quatre communautés de communes pour apporter une réponse plus efficace et durable. Le modèle de financement actuellement utilisé par la gendarmerie du Médoc pourrait servir de guide pour cette initiative, en cherchant des subventions pluriannuelles plutôt que de se fier à des demandes ponctuelles. Élisabeth Guzène, présidente du Club des entrepreneurs du Médoc, a également proposé d’explorer les possibilités offertes par le Parc naturel régional Médoc pour coordonner l'effort de financement.
Malgré ces échanges enrichissants, aucun engagement concret n’a été pris lors de cette réunion. Les chiffres démontrent qu'ACV2F dépend fortement de divers financements sans garantie à long terme. En 2025, l'association a pu compter sur environ 51 000 euros de l'État, de nombreux dons et des subventions, mais la pérennité de son financement reste un enjeu majeur.
Alors que les violences faites aux femmes restent un problème pressant, la communauté du Médoc devra s'unir pour garantir que l'ACV2F puisse continuer à offrir son soutien aux victimes.







