Ce vendredi 12 juin, plus de 500 000 élèves de première générale et technologique affrontent une épreuve de mathématiques au bac, sans l'aide d'une calculatrice. Initiée par Gabriel Attal suite aux résultats alarmants de l'étude Pisa, cette évaluation cherche à revaloriser l'enseignement des mathématiques au lycée.
De 8 h à 10 h, les élèves répondront à un questionnaire à choix multiples et à plusieurs exercices. Ces sujets varient selon les spécialités : mathématiques, enseignement scientifique sans spécialité ou tronc commun technologique. Cette première épreuve fait partie d’une réforme éducative, visant à remédier à la constatation d'un niveau en mathématiques déplorable, signalé dans le rapport Pisa entre 2018 et 2022, avec une chute historique notée par Libération.
Les élèves de terminale ayant choisi les maths en spécialité devront toujours passer une épreuve traditionnelle à la fin de l'année suivante. Selon les propos de Bertrand Buffetti, professeur de mathématiques à Caen et représentant de Snes-FSU, « la principale motivation de cette épreuve est d'obtenir des notes de mathématiques pour Parcoursup ».
Cela est partagé par de nombreux élèves qui jugent ce test plus crucial pour leur dossier Parcoursup que pour le bac lui-même. Edgar, 17 ans à Rennes, indique : « C’est plus important pour le dossier Parcoursup ». Certains élèves se montrent néanmoins rassurés avec le coefficient réduit : « Si ça se passe mal, ce n’est pas la fin du monde », explique Romy, également âgée de 17 ans et domiciliée à Lille.
Laurent Pater, président de l'Union des professeurs de classes préparatoires scientifiques, précise que « avoir un indicateur national en plus du contrôle continu est bénéfique, mais nous conjuguons déjà des méthodes efficaces ». Les épreuves anticipées de maths et de français représentent 60 % de la note finale du baccalauréat, le contrôle continu comptant pour 40 % selon le site du Ministère de l'Éducation nationale.







