Longtemps négligé en France, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) concerne environ 6% des enfants. Ce défi quotidien impacte leurs résultats scolaires, génère une souffrance psychologique et entraîne un épuisement des familles. Opposé aux stéréotypes liés à des enfants 'désobéissants', le TDAH constitue un réel bouleversement pour de nombreuses familles.
Ces quatre lettres, TDAH, évoquent davantage qu'une simple appellation. D’après Céline Lis-Raoux, journaliste et fondatrice du magazine Zèbre & Compagnie, le TDAH est désormais mieux compris, mais encore mal diagnostiqué en France. Selon ses dires, cette condition touche environ 6% des enfants, une statistique confirmée par le site de TDAH France, mis à jour en mai 2026.
« Ce n’est pas une mode », insiste Lis-Raoux au micro de RTL. « C'est un trouble reconnu depuis des décennies dans le monde entier. » Si la visibilité de ce sujet a gagné en ampleur ces derniers temps, elle note que la France accuse encore un retard dans le diagnostic de cette condition. En raison d’un nombre insuffisant de spécialistes, de nombreux enfants restent en attente de diagnostics pendant plusieurs années.
Le TDAH n’est pas qu’une préoccupation infantile ; beaucoup d’adultes découvrent leur propre TDAH lorsque leur enfant reçoit un diagnostic, témoignant ainsi de l’importance d’une sensibilisation accrue.
Un handicap invisible qui dépasse largement la simple agitation
En tant que trouble du neurodéveloppement, le TDAH partage la scène avec d'autres troubles neurologiques. « Ce sont des enfants en situation de handicap », souligne Céline Lis-Raoux. « Ce n'est pas simplement un enfant turbulent ou mal élevé. Cela résulte de connexions neurologiques qui fonctionnent différemment ». La reconnaissance de cette réalité permettrait une meilleure compréhension et une aide plus adaptée pour les concernés.







