Depuis que la vitesse maximale autorisée sur le pont d’Iroise a été réduite de 90 km/h à 70 km/h, les contraventions ont explosé, tant et si bien que les usagers, perplexes, se posent de nombreuses questions. Le sous-préfet de Brest, Jean-Philippe Setbon, a tenté d’éclairer ce mystère.
« C’est pénible, j’ai toujours peur de ralentir trop vite et de provoquer un carambolage », confie un usager. D’autres font part de leur mécontentement : « je ne savais pas que la vitesse était abaissée, j’ai été flashé à 73 km/h ! » se plaint une conductrice. Les débats vont bon train parmi les habitants du Finistère, inquiets à propos de cette nouvelle réglementation.
Le pont, qui fait écho à des infrastructures emblématiques comme celles de San Francisco, est un point de passage majeur reliant Brest et sa région à Plougastel-Daoulas, et son signalement est potentiellement catastrophique pour certains automobilistes. Selon des données recueillies, le radar sur la route vers Brest a capté une augmentation vertigineuse des contraventions : de 177 en décembre, les flashs sont passés à 861 en janvier, puis 1 807 en février, marquant une hausse drastique.
« La communication autour de ce changement semble avoir fait défaut », déclare le sous-préfet Setbon. La décision de réduire la vitesse n’a pas été motivée par des préoccupations météorologiques, mais par une volonté d’alléger le trafic aux heures de pointe, surtout constatée durant et après la pandémie.
Les heures de pointe, particulièrement chargées, où de nombreux véhicules s’accumulent à l’entrée de Brest, ont mené à cette mesure. « L’objectif est d’augmenter le flux de circulation tout en garantissant la sécurité sur cette pente dangereuse », précise Setbon, ajoutant que la sécurité routière est un enjeu primordial.
La stratégie vise également à améliorer la fluidité de la circulation, notamment par une expérimentation des feux de circulation dans les ronds-points voisins. Une proposition qui semble fructueuse pour le moment, mais qui continue d'alimenter le débat parmi les usagers ainsi que les autorités locales. La réflexion sur une extension des zones à 70 km/h côté Plougastel est même à l’étude, en réponse à cette problématique réseau.







