Suite aux récentes déclarations d'Emmanuel Macron concernant les médecins formés hors de l’UE, le ministère de la Santé a mis en avant un taux de réussite de 74 % pour le concours de vérification des connaissances. Toutefois, derrière ce chiffre flatteur se cache une réalité préoccupante : plus de 2 500 postes sont restés vacants lors de cette session.
Selon le cabinet de la ministre de la Santé, BFM Business, sur les 1 935 candidats ayant passé les épreuves en 2025, 1 425 ont réussi. Cependant, il est crucial de noter que ce taux de réussite ne tient compte que des candidats présents, et que le nombre total de postes offerts était près de 4 000.
En fait, il reste donc plus de 2 500 postes vacants, ce qui soulève de nombreuses questions quant à l'attractivité du système. Selon Valeurs Actuelles, ce contexte souligne les obstacles que rencontrent les médecins diplômés hors Europe, en particulier les lourdeurs administratives qu'ils doivent surmonter.
Des obstacles administratifs qui freinent les candidats
Pour participer aux épreuves, les candidats doivent obtenir une autorisation d’exercice temporaire (AEP). Ce document, nécessaire pour s’inscrire au concours et valable pour une période de 13 mois, est souvent difficile à obtenir. D’après les chiffres du ministère, 505 médecins formés à l’étranger possédaient une AEP en 2025 mais n’ont pas pu passer les épreuves.
La secrétaire générale du syndicat SOS Padhue a mentionné à BFM Business que de nombreux adhérents ont exprimé leur mécontentement face aux retards dans la délivrance des AEP, causés notamment par une surcharge de travail des agences régionales de santé (ARS).
Face à ces constats, des experts appellent à une réforme urgente du système pour garantir que ces professionnels, souvent hautement qualifiés, puissent intégrer le secteur de la santé en France sans être freinés par des processus bureaucratiques lourds, afin de combler le manque de personnel médical dans le pays.







