Je n'ai jamais souhaité la mort de quelqu'un, je regrette profondément et je souhaite beaucoup de courage à sa famille. Ces mots de Michel Daugan, maire de Plouasne dans les Côtes-d'Armor, reflètent le poids d'une accusation lourde. Le 30 avril, face aux magistrats de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes, l'élu a exprimé sa douleur suite à l'arrestation qui a eu lieu le 15 avril, le plaçant en détention provisoire pour un rôle direct dans le décès tragique de Catherine Josselin.
Catherine, résidente connue pour ses troubles psychiatriques, avait été sous tutelle depuis 2012. La tentative d'hospitalisation d'office, orchestrée par le maire et son conseiller municipal, a tourné au drame. Daugan a reconnu lors de son interrogatoire qu’il avait mal évalué la situation, ayant déjà essayé une méthode similaire deux ans plus tôt sans incident.
Une approche tragique
Lors des événements, le conseiller, pesant environ 95 kg, a écrasé la victime pendant près de 20 minutes, une situation désastreuse que Daugan qualifie d’erreur de jugement. La victime, dans un état de détresse, a été ligotée sur demande du maire. L'autopsie a révélé une asphyxie par altération de la mécanique ventilatoire, pointant vers une fatalité ligne de l'action entreprise par les élus.
Une prise de conscience tardive
Maître Jérôme Stephan, l'avocat de Daugan, souligne que son client a compris la gravité de ses actes. Il a même remis sa démission au préfet la semaine précédente, affirmant que cela démontrait sa conscience de la situation. L'avocat a plaidé pour la libération de son client, arguant que la détention ne se justifiait plus.
En réponse, l'avocate générale a réagi à cette démission en actualisant ses réquisitions, indiquant que le maintien en détention était fondé sur le risque de renouvellement de l’infraction en était une fonction de maire.
Vers un futur incertain
Les derniers mots de Michel Daugan ont surpris, déclarant : J'ai été maire pendant 5 mandats, j'aurais dû écouter mon épouse qui m'avait dit de ne pas y retourner. Maintenant, j'ai envie de profiter de la vie et de ma retraite avec ma femme. Finalement, le tribunal lui a accordé une remise en liberté sous contrôle judiciaire, lui interdisant de paraître à Plouasne.
Cette affaire a soulevé de sérieuses interrogations sur la responsabilité des élus dans des situations délicates et sur les conséquences de leurs actions. Une enquête est toujours en cours pour établir les faits avec précision, et les implications légales de cette tragédie restent à déterminer. D'après ICI Bretagne, le climat à Plouasne, déjà tendu, est sujet à de nouvelles réflexions concernant la sécurité et la santé mentale de la communauté.







