Lors de la manifestation du 1er mai à Paris, Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, a émis des critiques fortes à l'égard de TotalEnergies. Il a évoqué les bénéfices énormes générés par l'entreprise, notamment en raison de la guerre au Moyen-Orient, et a annoncé que le groupe devait "passer à la caisse". Il a rappelé que l'an dernier, Total a redistribué 19 milliards d'euros à ses actionnaires, tout en argumentant : "Si Total était resté nationalisé, l'État aurait eu 30 milliards de plus en cinq ans. Allez, passez à la caisse, vous savez que vous en avez les moyens. Total ne s'effondrera pas".
« Il faut bloquer les prix du carburant », a insisté Mélenchon, soutenant aussi l'augmentation des salaires.
Durant son discours, il a mis en lumière la différence entre le travail salarié et celui réalisé dans les foyers, signalant que le travail gratuit à la maison ne doit pas être sous-estimé. "Tout le monde travaille, et pas seulement ceux qui ont un emploi rémunéré", a-t-il ajouté, établissant un lien entre ces réalités et la situation économique actuelle.
« Tournons la page et faisons autre chose »
Le leader Charismatique a aussi abordé la tentative de Gabriel Attal d'ouvrir les boulangeries et les fleuristes le 1er-Mai, affirmant que "le choix libre" proposé est fictif : "Qui a vraiment la liberté de dire non à son patron ? Le contrat de travail implique une subordination".
« Tournons la page et faisons autre chose » a-t-il clamé, en rappelant que la présidentielle aura lieu dans moins d'un an, en avril 2027.
Jean-Luc Mélenchon, dont la personnalité clivante est bien connue, a incité ses militants à se mobiliser en vue des prochaines élections. Avec un ton résolument social, il a redéfini son engagement : "Nous sommes prêts", ajoutant qu'il est "content" d'être un acteur provocateur dans le paysage politique français.







