À 63 ans, Agnès Monamy est déterminée à partager son histoire. Situationnée à Raynans, près de Montbéliard, elle a ressenti une "urgence" : celle de témoigner des violences qu'elle a subies. Dans son écriture, elle mêle son vécu personnel à son expertise de thérapeute, affirmant que « deux ans en arrière, une évidence s'est imposée à moi, il fallait que je raconte mon histoire pour redonner dignité à ces femmes. »
Cette démarche s'avère être un véritable vecteur de résilience. À travers les pages de son ouvrage, Agnès explore des traumatismes qu'elle n'avait jamais pu exprimer verbalement. Elle souligne que le passage à l'écrit permet non seulement de confronter la réalité, mais aussi d'entamer un processus de guérison : « Les mots écrits m'ont permis d'aborder des sujets tabous, relançant ainsi mon chemin de résilience. »
Au-delà de son récit personnel, Agnès Monamy tâche d'analyser les mécanismes de défense et l’évolution sociétale en matière de violences. Bien qu'elle salue l’engouement du mouvement MeToo, elle rappelle qu’il demeure difficile pour de nombreuses victimes de se libérer de leur silence : « Avant tout, une victime cherche à se protéger. La parole ne vient pas facilement. » Cette lutte pour éveiller les consciences est essentielle et témoigne d’un besoin encore crucial de dialogue.
Ainsi, l'ouvrage d'Agnès Monamy constitue une contribution significative à la compréhension et à la libération des victimes de violences. Sa voix, riche et authentique, résonne comme un appel à la solidarité et à la compréhension collective.







