À Tréogan, petit village des Côtes-d'Armor, la communauté est en émoi suite à l'interpellation de son maire, Matthis Ternel, le 28 avril. Cette mesure, confirmée par Ouest-France, fait suite à des accusations de viols et de tentatives de viols qui se seraient déroulés tant dans le Var qu'en Bretagne.
La tranquillité du bourg, marqué par son église et sa mairie, a été brusquement interrompue par la présence massive des gendarmes. Une habitante raconte : 'Quand je me suis levée vers 8 heures, j’ai vu qu’il y avait des voitures de gendarmes partout.' Les forces de l'ordre, dont certains enquêteurs venus de Marseille, ont donc plongé ce village paisible dans l'incertitude.
Matthis Ternel, élu à seulement 27 ans avec une majorité de 63% lors des dernières municipales, était perçu comme un jeune homme prometteur. 'Il parlait bien et avait construit sa liste avec des gens du coin,' souligne Jérémy Lemaire, un conseiller municipal d'opposition. 'On tombe de haut. Je ne comprends pas comment certaines personnes ont pu lui faire confiance.'
Les témoignages sur l'interpellation révèlent un choc profond au sein de la communauté. 'On ne savait pas pourquoi,' confie un autre résident. 'Et puis on a appris que c’était pour des soupçons de viol… Là, oui, on est sous le choc.' L'avenir de Matthis Ternel, ainsi que celui de la commune, reste incertain alors que le parquet de Toulon s'apprête à dévoiler de nouvelles informations.
Dans un village où les liens entre les habitants sont proches, l'impact de cette affaire se fait déjà sentir. Les volets de la maison du maire restent fermés, symbolisant le silence pesant qui s'est installé à Tréogan.







