La combinaison d'une sécheresse persistante et de vents intenses met actuellement les Pays-Bas dans une situation délicate. Plusieurs incendies se sont déclenchés en seulement quelques heures, dont deux sur des sites militaires, un phénomène que NRC juge fréquent.
Des paysages dévastés entourant La Haye rappellent un « paysage lunaire », comme l’a décrit De Volkskrant. Le 28 avril, un incendie a ravagé le Westduinpark, laissant derrière lui des “collines noircies” encore humides grâce aux efforts des pompiers. Les témoins rapportent que « le sol est jonché de coquilles d’escargots qui n’ont pas survécu » au désastre, laissant flotter une odeur de “cendrier humide”.
Le lendemain, quatre autres grands feux se sont déclarés à divers endroits, alors que le pays continue de faire face à une « sécheresse persistante et à des vents violents ». Les pompiers néerlandais considèrent toutes les provinces comme étant à risque, comme l’indique leur site officiel.
Au terrain d’entraînement de ’t Harde, l’incendie a débuté pendant un exercice militaire. Les habitants d’Almere, Amsterdam et même d’autres régions, notamment à 70 kilomètres de distance, ont été alertés par l’odeur intense de fumée, ce qui a conduit à des recommandations de fermer portes et fenêtres, d’après un reportage de NRC. Une autoroute a même dû être fermée par mesure de sécurité et en raison d'une visibilité réduite.
Mitrailleuse, canons et explosifs
Actuellement, entre 100 et 150 pompiers s'efforcent de maîtriser cet incendie, qui a déjà englouti environ 500 hectares, directement lié à l'exercice militaire, selon les informations rapportées par NRC et un porte-parole de la gendarmerie.
Les incendies pendant les exercices militaires ne sont pas une nouveauté.
“D'après les rapports de l’Institut de sécurité publique néerlandais, près de deux incendies sur dix en milieu naturel au cours de l'année passée se sont produits sur des terrains militaires. Ce chiffre a même atteint quatre sur dix en 2024,”note NRC.
Mercredi soir, un autre feu de moindre importance s’est également déclenché sur un terrain d’entraînement dans le nord. Concernant l’exercice à ’t Harde, il était prévu d'utiliser des mitrailleuses, des fusils et des explosifs.
Guido van der Werf, spécialiste des incendies à l’université de Wageningue, a exprimé ses préoccupations : “La nature étant très inflammable en ce moment, on peut se demander s’il est bien raisonnable d’organiser un entraînement avec des explosifs.”
NRC a également signalé les défis auxquels les pompiers font face à ’t Harde, citant des besoins d’interventions à distance à cause des munitions présentes sur le site et des risques d’explosions éventuelles causées par la chaleur du sol.







