Depuis trois ans, plusieurs classes des lycées d’Arcachon, incluant les lycées Condorcet, Grand Air et Saint-Elme, forment le jury de ce prix littéraire remis durant l'événement Plage aux écrivains. Ce jeudi, face aux élèves, Cathy Karsenty a été honorée pour son ouvrage « La fille de ma mère » (Seuil).
Dans cette autofiction, Karsenty évoque sa relation avec sa mère, qui a choisi de garder sa fille contre le désir du père, alors que celle-ci commence à sombrer dans la maladie d'Alzheimer. Bernard Lummeaux, adjoint à la culture d'Arcachon, a déclaré lors de la cérémonie : « La littérature, c'est la vie », un point que l'œuvre de Karsenty illustre parfaitement.
Karsenty a exprimé son émoi face à l'accueil des élèves : « Je suis impressionnée et émerveillée que les thèmes de mon livre aient pu vous toucher. » Les élèves ont ensuite pris la parole pour discuter des autres œuvres en compétition et poser des questions à l’auteure.
Et ce titre alors ?
Karsenty a expliqué le choix du titre « La fille de ma mère », précisant qu'il contenait un élément de surprise. Elle a révélé : « La fin était prévisible, se déroulant dans un Ehpad. J’ai longtemps réfléchi à la meilleure façon de raconter cette histoire, tâchant de ne pas alourdir le récit. Mon écrit a facilité mon processus de deuil face à la maladie de ma mère ; c’était une véritable thérapie. »
Les étudiants ont également débattu du potentiel d’un titre perçu comme féminin. Karsenty a répondu avec réflexion : « Même si c’est une histoire de femmes, cela ne signifie pas que les hommes ne peuvent pas s’y identifier. » Il existe encore une domination masculine en littérature qui mérite d’être interrogée.







