Le ministre de la Transformation et des Fonction publiques, Gabriel Attal, s'affirme comme un acteur de premier plan à l'approche de l'élection présidentielle de 2027. Dans une interview accordée à Le Figaro, il met en avant la nécessité de transformer le paysage du travail en France. « Je me bats pour le droit au travail et la liberté de travailler. C’est ma philosophie et je veux en faire un enjeu majeur de l’élection présidentielle », déclare-t-il, soulignant ses ambitions pour modifier les règles du jeu.
Au cœur de ses propositions se trouve la suppression du plafond de 220 heures supplémentaires annuelles, une mesure qu'il juge indispensable pour répondre aux aspirations des Français désireux d'augmenter leur pouvoir d'achat. « Il n’y a pas de raison que ce seuil existe alors que tant de Français veulent améliorer leur rémunération », précise Attal, constatant que le temps de travail des Français reste en-deçà de celui de leurs voisins européens.
Par ailleurs, il plaide pour une refonte totale du Code du travail, appelant à une collaboration rapprochée avec tous les acteurs concernés : partenaires sociaux, partis politiques, et gouvernement. « Nous devons repartir de zéro et créer un Code du travail simple, qui soit une sorte de Constitution du travail », explique-t-il. Une initiative soutenue par de nombreux experts du monde du travail, qui jugent que la complexité actuelle nuit à l’attractivité du marché de l'emploi.
Attal aborde également l'éducation et la formation professionnelle, plaidant pour une « démassification de l'enseignement supérieur » afin que les jeunes puissent entrer plus rapidement sur le marché du travail. « Il faut dire la vérité sur le taux d’insertion professionnelle », avertit-il, ajoutant qu'il est crucial d'augmenter le nombre de places dans les formations qui mènent aux métiers d'avenir, notamment dans les secteurs de l'industrie, de la transition énergétique et de l'intelligence artificielle.
En conclusion, Gabriel Attal, visiblement déterminé à marquer de son empreinte les débats à venir, évoque une « révolution du travail » axée sur trois préceptes : « travailler tous, travailler mieux, pour mieux en vivre ».







