La veuve de John Lennon, Yoko Ono, a récemment obligé une petite brasserie du Finistère à renommer sa bière 'John Lemon'. Face à cette situation inattendue, le propriétaire, Aurélien Picard, a choisi d'éviter un conflit juridique coûteux en acceptant de modifier l'étiquette après avoir écoulé ses derniers stocks 'collector'.
Depuis plusieurs mois, la 'John Lemon', une bière au citron et au gingembre, était très appréciée des clients à la brasserie de l’Imprimerie, située à Bannalec. La recette, particulièrement adaptée aux dégustations printanières, a rencontré un franc succès. L'établissement avait également ajouté une touche humoristique avec des illustrations réalisées par un artiste local, ce qui ajoutait une dimension festive à l’étiquette. Cependant, toutes les initiatives ne plaisent pas toujours à tout le monde.
Il y a environ un mois, Aurélien Picard a été stupéfait de recevoir un courrier des avocats de Yoko Ono. Selon Ouest-France, ce document annonçait une mise en demeure concernant la commercialisation de la bière 'John Lemon'. "Nous avons été très surpris. Nous n'étions pas au courant que cette marque avait été déposée. Vérifier ce type d'informations ne nous avait jamais traversé l'esprit", confie le chef d'entreprise.
Le propriétaire a d'abord cru à une tentative d'escroquerie, mais il a rapidement découvert que Yoko Ono avait entamé une procédure similaire en 2017 contre une marque de soda basée en Normandie. Pour éviter un bras de fer judiciaire, il a décidé de changer le nom de la bière. Il a maintenant trois mois pour écouler son stock restant, tout en sachant qu’il devra couvrir mille euros de frais juridiques, une somme relativement modeste pour un entrepreneur à la tête d'une micro-brasserie employant quatre personnes.
Malgré cette contrainte, Aurélien Picard ne souhaite pas arrêter la production de sa bière au citron et au gingembre : "Nos clients l’adorent", déclare-t-il avec un sourire. Les dernières bouteilles de 'John Lemon' pourraient bien devenir des pièces de collection, et Aurélien imagine déjà des discussions animées autour de cette anecdote unique entre amis.







