L'abattoir de Vannes, en situation critique, a su éviter la fermeture grâce à l'initiative des éleveurs du Morbihan. Après une période de redressement judiciaire, l'offre des agriculteurs a reçu le feu vert du tribunal de commerce local, permettant ainsi la reprise de l'activité. Les huit salariés qui étaient en attente de solutions sont désormais prêts à reprendre le travail le 23 avril.
Les opérations de l'abattoir, situé dans la zone industrielle de Prat, étaient à l'arrêt depuis mi-mars. Avec un espace de près de 3.000 mètres carrés, la mise en route des chaînes prendra forme progressivement, précisent les nouveaux gestionnaires.
Alexandre, employé de l'abattoir depuis dix ans, a observé la détérioration de la situation au fil des ans. "À mon arrivée, nous étions une vingtaine. Aujourd'hui, nous ne sommes plus que dix," témoigne-t-il, ajoutant que cette ambiance a été éprouvante: "J'étais sur le point de partir, mais je ne voulais pas abandonner mes collègues en difficulté. "
Le projet de reprise est surtout dû à une société coopérative d'intérêt collectif, regroupant 370 éleveurs du Morbihan, présidée par Gaëtan Le Seyec. "Cette structure permettra d'intégrer la voix des salariés, pour favoriser un dialogue constructif et améliorer le fonctionnement de l'abattoir," explique Le Seyec lors d'une récente conférence.
Pour garantir la opérationnalité, les éleveurs devront investir : deux millions d'euros sont prévus sur plusieurs années pour la modernisation des chaînes et du matériel. De plus, le terrain et le bâtiment ont été acquis par l'agglomération de Vannes pour plus d'un million d'euros, avec le soutien crucial du Département et d'autres collectivités locales. Comme l'affirme un représentant local, "Cette nouvelle phase marque une opportunité non seulement pour les employés, mais aussi pour la durabilité de l'agriculture dans notre région."
Les éleveurs sont donc appelés à s'engager pleinement pour que l'abattoir fonctionne à plein régime, car "il en va de notre avenir économique et de la qualité de nos produits," conclut Le Seyec.







