La région Normandie et l’agglomération Caen-la-Mer sont en quête de la labellisation pour le Service Express Régional Métropolitain (SERM). Ce projet ambitieux vise à transformer la mobilité, notamment par la mise en place de haltes ferroviaires dans les petites communes, comme cela a été proposé dans les récentes discussions.
Ce jeudi, Janel, une jeune femme résidant à Caen, a partagé son expérience lors de son trajet en bus vers Carpiquet, où elle travaille dans une fleuristerie. Elle évoque les défis liés aux transports quotidiens, notamment les retards causés par des travaux. « Une halte ferroviaire à Carpiquet serait idéale pour faciliter l'accès à Caen », suggère-t-elle.
Le SERM, si bien accueilli par la communauté, est soutenu par des démarches officielles visant à obtenir la labellisation étatique, une étape cruciale pour le financement du projet et le lancement d’études détaillées. La réponse des autorités devrait arriver dans l’année, soulevant un vent d'espoir au sein des habitants.
« Dès juillet 2027, l’offre ferroviaire augmentera de 50 % »
Ce projet de SERM prévoit d’améliorer significativement les alternatives à la voiture pour près de 354 000 habitants. L’un des aspects majeurs est de repenser les mobilités en optimisant les transports en commun et leurs interconnexions. Comme l’a déclaré Jean-Baptiste Gastinne, vice-président de la région chargé des transports, « dès juillet 2027, l’offre ferroviaire augmentera de 50 % ».
Les collectivités locales cherchent également à tirer profit de la ligne Paris-Cherbourg, qui traverse la région d’Ouest en Est, pour mieux relier Caen et ses environs directs. Dans des gares comme Bretteville-Norrey ou Moult, les tarifs des billets sont alignés avec ceux des transports urbains, offrant un modèle de synergie à suivre.
Jean-Baptiste Gastinne a également évoqué la possibilité d'ouvrir de nouvelles haltes à Mondeville et Carpiquet. Fanny, la fleuriste de Carpiquet, approuve l'idée : « Le train est proche du centre-ville, et avec l'aéroport à proximité, cela pourrait vraiment faciliter les déplacements. Mais il est essentiel de bien coordonner les horaires avec les bus ». Une vision partagée par de nombreux usagers.
« Une petite halte coûte 12 millions d’euros »
L’enjeu de ces correspondances est primordial, insiste Gastinne, soulignant qu’un réseau efficace nécessite des intermédiaires entre autocars, tramways et trains. Néanmoins, pour aller de l’avant, obtenir cette labellisation est indispensable. Les investissements pour les aménagements ferroviaires sont substantiels, chaque petite halte pouvant coûter environ 12 millions d’euros.
De plus, pour qu'une plus grande fréquence de trains entre Bayeux et Lisieux soit possible, il est nécessaire de disposer des infrastructures adéquates, comme des voies de garage. Jean-Baptiste Gastinne souligne que de tels aménagements nécessitent un budget d’au moins 15 millions d’euros. Les défis sont nombreux, mais l'engouement des habitants laisse entrevoir une lueur d'espoir dans un contexte où Caen fait face à des embouteillages croissants, le matin et le soir.
Il est clair que la transformation des transports dans l’agglomération de Caen dépendra de l’implication active des décideurs et des retours des usagers. La population s’attend à une amélioration des conditions de déplacement au quotidien.







