Depuis le mardi 7 avril 2026, les transports en commun de Brest sont paralysés par un mouvement de grève sans précédent, avec jusqu’à 83 % de grévistes parmi les conducteurs et l'ensemble des services de maintenance à l'arrêt. Sébastien Pellennec, délégué CFDT chez Bibus, a exprimé une profonde préoccupation : « L'entreprise est mise à bout de souffle par la direction actuelle », qui est accusée de négliger la gestion humaine depuis que le groupe RATP a pris les rênes. À ses yeux, la réorganisation du réseau, qui comprend de nouvelles lignes de tramway et de bus à haut niveau de service, souffre d'une « absence totale d'anticipation ».
Des services supplémentaires sans renforts adéquats
Le climat au sein de l'entreprise est devenu critique, comme l'illustre la déclaration de Pellennec : « Pour le mois de mars, nous avons été contraints de rappeler 200 conducteurs lors de leurs jours de repos en raison du manque de personnel disponible. » Bien que des recrutements récents aient eu lieu, le syndicat souligne que le nombre de conducteurs reste similaire à celui de l'ancien réseau, malgré l'exigence d'assurer 17 services de tramway supplémentaires par jour. Face à cette situation désastreuse, la CFDT demande des embauches immédiates ainsi que le respect des accords existants sur la sous-traitance. Si la direction n'intervient pas rapidement, les syndicats prévoient un mouvement de grève « très dur », dénonçant l'« incompétence » persistante de la direction. Le préavis de grève est en cours jusqu'au 31 décembre 2026, ce qui laisse présager de longues semaines de tensions au sein de Bibus.
Pour en savoir plus sur les enjeux sociaux et économiques autour de cette grève, consultez des analyses sur le site de Le Monde et d'autres sources pertinentes.







