Au lendemain du décès d'un étudiant de 23 ans, grièvement blessé lors d'une agression, plusieurs candidats aux élections municipales ont choisi de mettre leur campagne entre parenthèses.
Une onde de choc a traversé Lyon suite à la mort de Quentin, survenue samedi 14 février. Ce jeune homme, âgé de 23 ans, a succombé à ses blessures après avoir été violemment attaqué jeudi soir en marge d’une conférence organisée à Sciences Po Lyon par l’eurodéputée LFI Rima Hassan. Il a été admis dans un état critique, mais malgré les efforts des médecins, il n'a pas survécu.
Selon le collectif Némésis, proche de l'extrême droite, Quentin était présent pour encadrer une manifestation opposée à la venue de l’élue. Le parquet de Lyon a réagi en ouvrant une enquête pour "coups mortels aggravés" et "violences aggravées". L'avocat de la famille, Me Fabien Rajon, a décrit l'incident comme un "crime" et un "guet-apens soigneusement préparé", comme le rapporte BFMTV.
Campagne à l’arrêt
À l’approche des élections municipales, qui se tiendront dans un mois, plusieurs candidats ont décidé de suspendre leurs déplacements publics. "Je ne me vois pas faire campagne dans ces conditions-là", a déclaré Alexandre Dupalais (UDR-RN) lors d’une interview sur France 3, soulignant la nécessité de prendre conscience de la gravité de la situation.
Le candidat de la droite et du centre, Jean-Michel Aulas, a également décidé de mettre sa campagne en pause pour la journée de dimanche. "Rien ne justifie de tuer ni de mourir pour ses idées", a-t-il écrit sur la plateforme X. De son côté, la candidate LFI Anaïs Belouassa-Cherifi a exprimé une position similaire en suspendant également sa campagne.
Bien que le maire écologiste sortant, Grégory Doucet, n'ait pas officiellement suspendu sa campagne, il a qualifié les événements de "tragédie" et a dénoncé un "déferlement de violences inacceptable", affirmant que la ville collaborera pleinement avec les autorités judiciaires.







