Le vendredi 6 février 2026, la fédération des associations culturelles bretonnes de Concarneau, Tud Bro Konk, a adressé une lettre aux candidats aux élections municipales, leur soumettant un questionnaire sur leur engagement en faveur de la culture et de la langue bretonne.
« C’est un cri d’alarme pour la langue bretonne », a déclaré André Le Torc’h, président de Tud Bro Konk. Il ajoute que « comme dans le reste de la Bretagne, nous assistons à une diminution alarmante du nombre de locuteurs ». Pour remédier à cette situation, la fédération souhaite que les futurs élus se prononcent clairement sur leur volonté de soutenir et d'encourager l'usage de la langue bretonne dans les écoles, les administrations et la vie publique.
Des études, comme celles relayées par France 3 Bretagne, soulignent effectivement la dégradation progressive de la situation linguistique en Bretagne. Les communes jouent un rôle clé pour contrer ce phénomène en mettant en place des initiatives locales favorisant l'enseignement du breton.
Des experts comme le linguiste Yannig Kergoat affirment que « l'engagement des collectivités est vital pour la survie de notre langue ». L’initiative de Tud Bro Konk pourrait donc inspirer d’autres fédérations à travers la région et mettre la pression sur les candidats pour qu’ils prennent des engagements concrets pour le patrimoine culturel breton.
À l'approche des élections, il reste crucial de surveiller comment les réponses des candidats pourraient influencer l'avenir de la langue bretonne au sein de la communauté de Concarneau.







