La cour d'appel d'Aix-en-Provence a prononcé une sentence contre Stéphane Ravier, sénateur du Rassemblement National, le condamnant à six mois de prison avec sursis ainsi qu'à un an d'inéligibilité pour prise illégale d'intérêts. De façon troublante, cette décision découle de suspicions selon lesquelles Ravier aurait fait embaucher son propre fils alors qu'il occupait le poste de maire des 13e et 14e arrondissements de Marseille.
Ce mardi 10 février 2026, lors du délibéré, l'ancien chef de file du RN à Marseille était absent, étant par ailleurs jugé pour une autre affaire de favoritisme au tribunal correctionnel de Marseille. Comme rapporté par La Provence, cette double exposition judiciaire souligne les enjeux juridiques dans lesquels le sénateur est impliqué.
Les magistrats ont suivi les réquisitions de l'avocat général, établissant une peine identique à celle prononcée lors du jugement en première instance le 12 janvier 2026. Dans une déclaration à La Provence, l'avocat de Ravier, Maître Pinelli, a annoncé son intention de se pourvoir en cassation, soulevant un vent de contestation sur la décision des juges.
Cette affaire place Ravier au cœur d'une tempête médiatique, relançant le débat sur l'éthique et la transparence dans la sphère politique. Des experts notent que cette condamnation pourrait avoir des répercussions sur l'image du Rassemblement National à un moment où le parti tente de s'ancrer davantage dans le paysage politique français.







