Joël Guerriau, ancien sénateur, sera jugé les 26 et 27 janvier 2026 au tribunal correctionnel de Paris, accusé d'avoir administré de l'ecstasy à la députée Sandrine Josso lors d'un dîner privé en novembre 2023. Il est poursuivi pour administration de substance dans le but de commettre un viol, ce qu'il conteste fermement.
Ce qu’il faut savoir
- Joël Guerriau est jugé à Paris pour avoir drogué la députée Sandrine Josso avec de l’ecstasy en novembre 2023.
- Il nie toute intention malveillante et parle d’une erreur, tandis que la victime parle d’une agression.
- L’affaire soulève le problème sociétal de la soumission chimique, une thématique défendue par Josso.
Cette affaire, perçue comme emblématique de la soumission chimique, un fléau que Sandrine Josso combat ardemment, sera au cœur des débats judiciaires à venir. La question de l’intention criminelle de Guerriau sera analysée en profondeur.
Les faits reprochés
Dans la soirée du 14 novembre 2023, Sandrine Josso a été reçue au domicile de Joël Guerriau, un ancien collègue parlementaire avec qui elle entretient une relation amicale depuis une décennie. Ce dernier souhaitait célébrer sa récente réélection, un moment qui a rapidement tourné au cauchemar.
À son arrivée, la députée réalise, à sa grande surprise, qu'elle est la seule invitée. Pendant qu'il prépare des coupes de champagne, elle s'aperçoit que son hôte se montre étrangement insistant et pressant.
Après avoir consommé quelques gorgées de champagne, elle commence à ressentir des symptômes inhabituels tels que palpitations et nausées. Paniquée, elle quitte précipitamment les lieux, tandis que des analyses ultérieures révèleront d'importantes traces d'ecstasy dans son organisme.
Un acte d’inadvertance ?
Interpellé le jour suivant, Joël Guerriau a démenti toute intention malveillante, affirmant qu’il s’agissait d’un malheureux incident. Selon lui, il avait ingéré l'ecstasy pour son propre usage personnel et aurait involontairement servi ce verre à sa complice.
Une perquisition a révélé un sachet d'ecstasy dans son appartement, soulevant des doutes quant à sa version des faits. En attendant le procès, Sandrine Josso a exprimé son désespoir, mais également sa volonté de faire entendre sa voix pour lutter contre ce type de violences.
Bien que le sénateur n'ait pas réalisé de gestes à caractère sexuel ce soir-là, les juges d’instruction ont considéré que le contexte intimiste de leur rencontre, couplé à ses recherches antérieures sur le sujet, étaient suffisants pour le renvoyer devant le tribunal.







