Le 20 janvier 2026, lors d'une intervention sur France Inter, Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, a réaffirmé sa position : les parlementaires de son groupe ne projettent pas de censurer le gouvernement, même après l'annonce de l'usage du fameux 49.3 pour faire adopter le budget 2026.
« Nous n’avons pas encore reçu le projet final, mais le Premier ministre assure que les conditions seront remplies », a-t-il précisé, montrant ainsi une volonté de coopérer plutôt que de s'opposer frontalement. Faure insiste sur le fait que bien que ce budget ne corresponde pas entièrement aux idéaux de son parti, le compromis est nécessaire en l'absence d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale. Selon lui, « il est crucial d'accepter de négocier, même avec ceux qui se trouvent en face politique ».
Il a dressé un bilan critique des critiques venant de certains alliés politiques, notamment de Marine Tondelier, la cheffe des Écologistes, qui a qualifié le PS de « béquille » pour le gouvernement de Sébastien Lecornu. Faure a rebondi sur ces critiques en déclarant que c'est naïf de croire qu'une dissolution pourrait mener à une majorité de gauche rapidement.
Les récentes élections ont clairement montré que les Français n'ont attribué de majorité à aucun parti. Faure a clairement expliqué que le PS se doit de s'adapter à cette réalité : « Les Français n'ont donné de majorité à personne, et ils nous disent de faire avec. »
Cette approche pragmatique a recueilli des écho favorable chez des experts qui estiment qu'une telle attitude pourrait être bénéfique pour le climat politique en France, souvent synonyme de tensions exacerbées. En conclusion, Olivier Faure appelle à un changement culturel dans la manière de gouverner, en acceptant le dialogue et la coopération.







