Lors du deuxième jour du procès relatif à l'assassinat de Semy, un jeune homme de 22 ans tué d'une rafale de kalachnikov le 18 janvier 2021 à Pissevin, la tension dans la salle d'audience était palpable. La victime avait été abattue alors qu'elle se trouvait dans une Peugeot 208, un acte tragique sur fond de rivalités liées au narcotrafic qui secoue la région.
Le témoin, une connaissance de l'accusé, a révélé que ce dernier l'avait sollicité pour fournir un alibi, indiquant qu'il se sentait sous pression. "Je ne pouvais pas être dans un commerce à ce moment-là", a-t-il déclaré au tribunal. Les appels de l'accusé, via les réseaux sociaux, ont fait frémir l'audience : "Tu m’as pas fait d’alibi je vais te déchirer à la Kalach", a précisé le témoin.
Face à ces affirmations, le président de la cour, Christian Pasta, a interpellé le témoin sur l'importance de son témoignage. Ce dernier a insisté sur le refus catégorique d’aider l’accusé, arguant qu'il ne ferait jamais d'alibi pour quelqu'un impliqué dans des actes aussi graves. L'affaire est d'autant plus complexe qu'elle s'inscrit dans un climat de violence lié aux trafics de drogue, un sujet sensible dont il ne se sentait pas concerné.
Les détails de l’affaire se sont intensifiés avec l'identification de deux véhicules potentiellement impliqués dans le crime : une Renault Laguna et un Fiat Doblo, qui ont été repérés par la vidéosurveillance lors du drame. Un autre témoin a corroboré cette version, ajoutant que l’un des passagers de la Laguna était descendu pour observer les occupants de la Peugeot juste avant de tirer.
Cette audition a conduit à un incident marquant lorsque l'accusé a tenté de discréditer le témoin en le qualifiant de "frère du plus gros mafieux de Nîmes". Le témoin a rétorqué fermement, défendant le droit de vivre sans la peur de la violence. "C'est inacceptable de tuer un innocent", a-t-il déclaré, faisant écho à des préoccupations partagées par de nombreux observateurs sur le climat de terreur qui pèse sur ces jeunes hommes, pris dans des luttes de pouvoir dévastatrices.
Les éléments de preuve en cours de présentation, y compris des bornages téléphoniques et des munitions retrouvées sur les lieux, mettent de plus en plus l'accusé dans une position fragile. Selon des experts en criminologie, chaque témoignage pourrait jouer un rôle déterminant dans la suite du procès, qui s'annonce déjà comme un des plus marquants de la région.
Les témoins qui se sont manifestés expriment leur souhait d'un changement, appelant à mettre fin à cette spirale de violence qui affecte de nombreuses familles. Des voix au sein de la communauté insistent sur la nécessité d'un dialogue et d'une action collective pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.







