Ce mercredi, lors du dernier conseil municipal de Quillan, la question du statut juridique de l'Ehpad La Coustète a été largement débattue, reflétant les préoccupations des candidats aux élections municipales. En effet, l'établissement fait face à une situation financière délicate, étant endetté à hauteur de 800 000 euros. La Cour régionale des comptes a récemment alerté sur la situation financière « particulièrement tendue » de l'institution.
Dans la note de synthèse présentée au conseil, des réflexions sur l'avenir de l'Ehpad ont été partagées. Selon les recommandations de la CRC, il a été suggéré d'envisager une « évolution du statut juridique » de l'Ehpad, actuellement sous l'égide du Centre intercommunal d'action sociale (CIAS) de Quillan. Une étude de faisabilité a été réalisée, suggérant que la meilleure option ne serait pas une fusion avec un autre établissement, mais plutôt la création d'un « établissement médico-social communal », placé sous la direction du CH Limoux-Quillan.
Le maire Pierre Castel, également candidat à sa réélection, a détaillé les discussions tenues avec les avocats lors d'une réunion au centre hospitalier de Limoux. Selon lui, la nécessité d'un président pour gérer La Coustète est cruciale, et il a exprimé l'idée que Quillan devrait prendre cette présidence, à l'instar d'un autre modèle réussi observé dans la commune d'Espéraza. Toutefois, cette proposition a engendré des tensions, car Quillan n'est pas la seule commune à avoir investi dans l'établissement ; plusieurs autres communes, telles que Campagne-sur-Aude et Belvianes-et-Cavirac, sont également concernées.
Des élus tels que Jacques Simon, tête de liste pour les prochaines élections, ainsi que Stéphane Peille, ont exprimé leurs préoccupations quant à la légitimité de la décision sans consultation du CIAS et des autres communes impliquées. Ils insistent sur le fait qu'il est impératif de consulter toutes les parties avant de prendre une décision aussi significative.
Pour sa part, Pierre Castel défend l'approche qu'il a adoptée et souligne la rigueur de la consultation, mais ses opposants restent sceptiques, affirmant qu'une réunion annoncée n'a pas eu lieu. Dans un climat préélectoral, certains estiment qu'il serait plus judicieux de laisser le nouveau conseil municipal établir un comité de pilotage pour étudier la situation de l'Ehpad.
Ce débat sur l'avenir de La Coustète indique des divergences parmi les élus et pourrait avoir des répercussions sur la dynamique politique à l'approche des élections municipales. Alors que certains ont voté en faveur de la proposition, d'autres se sont abstenus ou ont voté contre, mettant en lumière la nécessité d'un consensus avant de prendre des mesures qui pourraient impacter directement la qualité de vie des résidents de l'Ehpad.
Source : L'indépendant







