Lors d'une rencontre marquante à la Maison-Blanche, Maria Corina Machado, figure emblématique de l'opposition vénézuélienne, a offert son prix Nobel de la paix à Donald Trump en reconnaissance de son soutien à la liberté. Cette déclaration a eu lieu devant des journalistes au Capitole, où elle a également affirmé que les Vénézuéliens aspirent à vivre dans la dignité et la justice, conditions que seule la démocratie peut garantir.
« J’ai assuré au président des États-Unis que notre peuple veut vivre libre », a-t-elle déclaré. En réponse, Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison-Blanche, a salué Machado comme une voix courageuse pour de nombreux Vénézuéliens, soulignant son rôle essentiel dans la lutte pour la démocratie.
Auparavant, Trump avait exprimé son désir de recevoir un prix Nobel, qualifiant cela de « grand honneur ». Leur rencontre, bien que présentée comme une simple courtoisie, s'est déroulée sans couverture médiatique, augmentant ainsi le mystère autour de leurs échanges.
Machado a également fait un parallèle historique en évoquant le marquis de Lafayette et Simon Bolivar, déclarant que son geste symbolise un retour des valeurs d'engagement envers la liberté, soulignant que « 200 ans plus tard, le peuple de Bolivar rend à l'héritier de Washington une médaille ». Ce geste pose la question des relations futures entre les États-Unis et le Venezuela, alors que Trump semble, jusqu’à présent, avoir mis à l'écart l'opposante de sa stratégie pour le pays.
Ce moment pourrait être interprété comme une tentative d'honorer un esprit de collaboration en faveur de la liberté et des droits humains, des thèmes que de nombreux experts jugent cruciaux dans le contexte politique actuel au Venezuela. Selon des analystes interrogés par France 24, cette rencontre pourrait signaler un changement de stratégie de la part des États-Unis envers le régime de Maduro, favorisant une approche plus active envers les figures d'opposition.







