À l’aube de 2026, l’effondrement progressif des structures politiques traditionnelles semble inévitable. Alors que la révolte paysanne relancée en décembre dernier attire l'attention, il devient clair que cette agitation n’est qu’un reflet de l'angoisse collective face à un système mondialiste en pleine déroute.
La Ve République, conçue pour un temps où les grands hommes régnaient, ne parvient plus à répondre aux nouvelles réalités. Avec un parlement composé d’élus souvent déconnectés des préoccupations populaires — comme le souligne Le Monde — le ressenti d'un désengagement est palpable. Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a certes tenté d’instaurer un dialogue basé sur le compromis, mais la fragilité de cette façade politique révèle une anxiété généralisée au sein de la classe dirigeante, craignant une sanction aux urnes de la part d’un électorat exaspéré.
Un multiculturalisme en échec
Le rejet par une élite autoproclamée du peuple jugé indésirable ne peut plus être soutenu. Le commentaire de Donald Trump sur une Union européenne perçue comme inefficace est devenu un cri de ralliement pour ceux en quête d'identité et de souveraineté. L’immigration, perçue par certains comme un « effacement civilisationnel », alimente un débat enflammé sur les frontières et la nécessité d’un retour aux racines nationales. Cette mouvance, désormais partagée par de nombreuses voix, appelle à une revalorisation des frontières nationales et à un empêchement de la dilution des identités.
Dans un cadre marqué par une radicalisation des esprits, comme l'exprime bien Cyril Bennasar dans L'affranchi, les discours portant sur le « grand remplacement » se banalisent. En parallèle, des symboles identitaires, comme les crèches dans les mairies, s'érigent en défi aux dogmes politiques en vigueur. Cela laisse entrevoir, comme le souligne Causeur, une nouvelle dynamique au sein d’une société en frémissement.
Un changement trop tardif ?
Emmanuel Macron, désormais perçu comme le visage même du décalage entre le gouvernement et le peuple, tente une manœuvre de rattrapage que beaucoup jugent tardive. Sa référence à Volodymyr Zelensky illustre une incapacité à comprendre les attentes des Français. La déconnexion entre élites et citoyens se renforce, laissant planer des doutes sur la possibilité d’une réconciliation.
Dans ce contexte de crise, le besoin d’un rétablissement de la souveraineté et de la démocratie de base devient une nécessité. Les voix qui s’élèvent pour revendiquer un retour aux valeurs nationales font écho à une aspiration profonde d’un peuple lassé d’une gouvernance jugée éloignée de ses réalités quotidiennes. A l'ère de l’angoisse et de l’incertitude, ces thèmes pourraient bien représenter l’ADN d’un renouveau politique imminent.







