Dans un entretien accordé à Ouest-France, le ministre de l'Éducation, Edouard Geffray, a abordé la question de l'interdiction des téléphones portables au lycée. Il a souligné que cette mesure vise à améliorer la capacité de concentration des élèves et à revitaliser les interactions sociales au sein des établissements scolaires.
"L'interdiction des portables est avant tout une question de principe. Le temps scolaire doit être dédié à l'apprentissage, non à l'utilisation des téléphones," a affirmé Geffray. Le projet de loi, dont la présentation au Parlement est imminente, englobe également des restrictions sur l'accès aux réseaux sociaux pour les jeunes de moins de 15 ans, comme l'a rapporté France Info.
Toutefois, le ministre a précisé que des dérogations seraient envisagées. "Certaines écoles utilisent déjà les téléphones pour des raisons pratiques, comme le système de commande à la cantine. Les chefs d'établissement auront la latitude d'adapter cette règle en fonction de leurs besoins spécifiques," a-t-il ajouté.
Geffray a mis en lumière la nécessité d'une telle initiative, explique-t-il : "Nous devons lutter contre l'addiction aux écrans, qui contribue à un déclin significatif de l'attention des élèves. Les téléphones créent également des barrières à des interactions sociales essentielles lors des pauses", a-t-il expliqué. Ce constat est partagé par plusieurs éducateurs qui constatent une diminution des échanges en face-à-face.
En revanche, certains critiques émergent, suggérant que cette initiative pourrait être perçue comme une solution simpliste à un problème plus complexe. Dans un article publié par Le Monde, des experts en éducation préconisent une approche plus équilibrée qui combinerait sensibilisation à l'utilisation responsable des technologies et méthodes pédagogiques adaptées.
Il est évident que la question de l'interdiction des portables au lycée suscite des réactions variées. Pour certains, il s'agit d'une opportunité d'affirmer l'importance de la qualité de l'apprentissage, tandis que d'autres redoutent un retour vers des méthodes éducatives dépassées.







