La tragédie qui a frappé Crans-Montana dans la nuit du Nouvel An soulève de nombreuses interrogations. L'incendie dévastateur dans un bar a causé la mort de 40 personnes et blessé 119 autres. Au cœur de l'enquête se trouve la mousse acoustique recouvrant le plafond, un élément essentiel pour déterminer les causes de cet incident tragique.
D'après les premières observations, le feu aurait été déclenché par des bougies placées sur des bouteilles de champagne. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent un embrasement spectaculaire du plafond, ce qui a conduit les enquêteurs à s'interroger sur la conformité de la mousse acoustique utilisée, bien que celle-ci soit supposée respecter des normes de sécurité.
« L’objectif est de vérifier si cet isolant phonique est conforme aux normes requises dans des lieux publics », a déclaré Béatrice Pilloud, procureure générale du canton du Valais, lors d'une conférence de presse. Des experts comme Freddy Rigaux, ancien sapeur-pompier, évoquent la nature hautement inflammable de ce matériau, qui pourrait être à l'origine de l'accélération du feu dans le bar.
Dans le cadre de cette enquête, il sera crucial d'examiner non seulement le type de mousse utilisée mais également les pratiques d'installation et d'entretien dans l'établissement. En effet, la sécurité incendie dans les lieux recevant du public est une question capitale, et tout manquement aux normes pourrait avoir des conséquences judiciaires.
Il est également révélateur de noter que des incidents similaires ailleurs en Europe ont conduit à des réflexions sur la législation relative aux matériaux de construction et d’isolation. Des autorités comme la Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises en France appellent à un renforcement des contrôles pour éviter de tels drames à l'avenir.
Les témoignages d'experts et de victimes potentielles continuent d'affluer, et alors que la communauté pleure ses pertes, les enquêteurs sont déterminés à faire toute la lumière sur ce qui s'est passé cette nuit-là à Crans-Montana.







