Samedi dernier, la place de la Victoire à Bordeaux a été le théâtre d’un rassemblement mobilisant une centaine de personnes, toutes animées par une indignation partagée contre l’intervention militaire américaine au Venezuela. L’appel à manifester a été lancé par l’association Mémoires et Partages, qui s'est fortement opposée à l’ingérence étrangère, même si le régime de Nicolás Maduro suscite des controverses.
« J’ai pris conscience de la gravité de la situation au petit matin lorsque les premières nouvelles des frappes sont apparues », raconte Karfa Diallo, le fondateur de l’association, qui critique le manque de mandat international pour ce type d’intervention. Pour lui, le recours à la force à des fins d'intérêts américains menace non seulement le Venezuela, mais met en péril le droit international dans son ensemble. « Au XXIe siècle, il est absurde de penser que l'on peut détenir un président d'État et le juger sans respecter les principes fondamentaux du droit », affirme-t-il.
Des participants, issus de plusieurs mouvements politiques comme le Parti communiste français (PCF) et le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), ont exprimé leur solidarité avec le peuple vénézuélien. Bien que le drapeau vénézuélien ne flottait pas parmi les manifestants, des anciens réfugiés chiliens ont brandi le drapeau de leur pays en signe de soutien aux luttes historiques contre les dictatures et les ingérences.
Ce rassemblement s'inscrit dans un contexte plus large de critiques internationales contre les interventions militaires, soulignant l'importance de la diplomatie et du dialogue dans la résolution des conflits. Comme l’a souligné un expert en relations internationales : « Les véritables solutions passent par la coopération et non par la force. »
Les manifestants espèrent que leur voix contribuera à attirer l’attention sur les dangers de l’interventionnisme και pourrait éveiller les consciences sur la nécessité de préserver le droit international face aux actes unilatéraux.







