Lors du conseil municipal du 22 juin, une annonce inattendue a eu lieu concernant le recours en annulation des élections municipales de Royan, remporté par le maire LR Patrick Marengo. Ce recours, déposé par Thomas Lafarie, responsable d'une liste centriste, a suscité de nombreuses interrogations.
Le dossier, qui incluait des accusations diverses - notamment la distribution de brochures officielles et une cérémonie de vœux au Palais Royan Événements - a été évoqué par le conseiller municipal d'opposition RN, Nicolas Calbrix. Ce dernier a exprimé des doutes quant à la légitimité d'un recours aussi bien documenté suivi d'un désistement rapide au tribunal administratif de Poitiers.
En effet, il a été révélé que Thomas Lafarie avait retiré sa plainte le 15 avril, seulement trois semaines après son dépôt. Nicolas Calbrix n’a pas pu s’empêcher de questionner si la mairie avait dépensé des ressources pour traiter cette affaire, d'autant plus que le contenu du recours semblait solide.
Patrick Marengo, le maire, s’est montré surpris par cette démarche. "J'étais prêt à défendre l'honneur de la ville et à engager des poursuites contre ce recours. Mais finalement, il a fait pschitt", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il ne comprenait pas les fondations de cette contestation.
Une décision collective
Thomas Lafarie a par la suite expliqué que la situation avait été mal évaluée au sein de son équipe : "Certains de mes colistiers ont remarqué des anomalies pendant la campagne. Nous avons donc décidé d'agir, mais rapidement, il est devenu évident que le tribunal classerait l'affaire en raison d'un écart trop important entre nos scores respectifs", a-t-il indiqué. Cette approche collective, que soutient également sa colistière, Agnès Bouffartigue, avait pour objectif d'éviter des tensions inutiles entre les partis.
En somme, ce retournement apparaît comme un épisode révélateur des complexités politiques locales. Selon des analystes, ce genre de situation souligne les stratégies parfois précipitées de certaines équipes dans le monde des élections. À mesure que les élections se rapprochent, le climat politique à Royan semble plus tendu que jamais.







