«Nous allons là où d’autres ne vont pas» : c’est en réponse aux émeutes dévastatrices de Nahel à Nanterre que les unités de projection rapide (UPR) des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) ont vu le jour à l’été 2023. Ce dispositif opère dans un contexte opérationnel renouvelé, visant à répondre à des crises urbaines de haute intensité, comme l’a rapporté le quotidien Valeurs Actuelles.
Implantées dans des villes stratégiques telles que Paris, Lyon, Marseille, Montauban et Nantes, ces unités complètent l’action des forces d’élite comme le RAID ou les BRI. Un représentant de ces unités souligne : «Aller dans les cités, c’est notre cœur de métier.»
La force des UPR réside dans leur capacité à être rapidement déployées tout en maintenant un contrôle durable d’un secteur. Le triptyque d'action est immuable : surprendre, intervenir rapidement, et s’assurer un maintien sur le terrain. Conçues pour fonctionner sur plusieurs jours, ces unités doivent conjuguer effort et efficacité sans faiblir. Comme l’explique un agent : «Il faut être capable de sprinter derrière les dealers.»
Les UPR privilégient la rapidité et la mobilité, cherchant à reprendre l’ascendant dès le début d’une crise. Le principe de leur action est le «caméléon», en adaptant en permanence manœuvre, rythme et niveau d’engagement. Contrairement à l’image traditionnellement associée aux CRS, les UPR misent sur le mouvement comme levier d’action. Cette adaptation constante, qui vise à déstabiliser l’assaillant, se révèle efficace sur le terrain. Un CRS résume : «Les individus sont souvent surpris d’être pris à partie, cela les déstabilise.»







