Aurore Bergé a été acquittée d'accusations de faux témoignage dans le cadre de l'affaire des crèches privées. Le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, a confirmé que les enquêtes n'avaient pas permis d'établir qu'elle avait menti sous serment concernant ses relations avec une lobbyiste.
La Cour de justice de la République a définitivement clos cette affaire, qui avait débuté en janvier 2025 suite à un signalement émis par le bureau de l'Assemblée nationale pour des allégations de « faux témoignage » lors d'une audition parlementaire.
Lors de cette audition, Aurore Bergé, alors ministre de la Famille, avait affirmé n'avoir aucun « lien personnel, intime ou amical » avec Elsa Hervy, la déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèches.
« Intégrité et droiture »
Aurore Bergé, actuellement ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, a réagi en exprimant sa satisfaction : « En tant que ministre des solidarités, j’ai toujours agi avec intégrité et droiture. » Son avocate, Jade Dousselin, a également souligné que « la justice a finalement reconnu que ma cliente disait la vérité ». Cependant, des sources judiciaires ont noté que malgré des interactions entre les deux femmes, aucune preuve tangible d'une relation intime ou amicale n'a été trouvée.
Le prix Albert-Londres relance l'affaire
L'affaire a pris une dimension médiatique suite à la publication du livre « Les Ogres » par Victor Castanet, journaliste lauréat du prix Albert-Londres. Ce dernier a évoqué un présumé « pacte de non-agression » entre les deux femmes, ravivant les soupçons autour de leurs relations. Toutefois, le procureur a indiqué que les investigations avaient échoué à prouver un lien personnel entre Aurore Bergé et Elsa Hervy.
Cette clôture d'affaire soulève des questionnements sur l'avenir politique d'Aurore Bergé et sur la façon dont la transparence se gère dans le secteur des crèches privées, un domaine d'intérêt public essentiel. Avec des politiques publiques de plus en plus scrutées, cette décision pourrait influencer les futures relations de l'État avec le secteur privé et le lobbying.







