"Si certains doutent de l'efficacité de cette méthode, c'est pourtant la seule qui se dessine aujourd'hui", a déclaré Grégory Doucet dans une récente interview accordée à Libération. Lors de cet échange, l'édile a affirmé son "total soutien" à une primaire pour déterminer le représentant de la gauche à la présidentielle de 2027.
"C'est ce que porte Marine Tondelier, et je m'y engage pleinement", a affirmé le maire.
Contrairement à certains membres de sa propre formation politique, Doucet fait preuve d'ouverture envers des partenaires comme La France insoumise, affirmant la nécessité d'un "enrichissement" des diverses tendances de gauche. Selon lui, "la politique ne doit pas se limiter à des cliques, mais doit être inclusive".
L'objectif, c'est qu'on gouverne en 2027
Cependant, cette quête a été quelque peu contrecarrée par l’annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, qui a déjà annoncé sa volonté de se présenter. Ceci remet en question le projet de primaire, alors que certains candidats envisagent de se passer de cette étape pour briguer directement le soutien des électeurs, comme le fait remarquer Raphaël Glucksmann.
"Nous traversons une période délicate, et je déplore que les luttes internes prennent le pas sur notre véritable objectif. Chacun doit reconnaître l’urgence d’une union", a souligné Doucet dans son entretien.
En ce sens, il écarte pour le moment la possibilité d'une candidature écologiste dirigée par Marine Tondelier, craignant que cela compromette les performances de la primaire. "Notre but est de gouverner en 2027, et cela doit s’ancrer dans une pluralité des voix", conclut le maire de Lyon, qui espère un rassemblement autour des idées progressistes.







