Le nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a récemment suscité une vive controverse avec ses déclarations concernant le sifflement de la Marseillaise dans les stades de football. En réponse à des critiques émanant principalement de la droite et de l'extrême droite, il a fermement dénié toute forme d'incitation.
Dans un communiqué partagé sur X, Bagayoko a expliqué : « Expliquer un phénomène ne signifie pas encourager son adoption. Comprendre pourquoi, dans des circonstances particulières, des spectateurs sifflent l'hymne national doit être abordé sous l'angle de l'analyse et de la réflexion, et non comme une incitation. »
Ce dernier, qui s'est affirmé comme une figure de proue de La France insoumise (LFI), avait déclaré au journal l'Opinion que « siffler la Marseillaise, lorsque la France se déshonore sur la scène internationale, représente un droit de réponse populaire ». Il a soutenu que les enfants des familles présentes dans les stades sont également des citoyens du monde.
Les réactions ont fusé, notamment celle de Jordan Bardella, président du Rassemblement national, qui a dénoncé un discours accablant pour les symboles nationaux : « Qui sont ces peuples que le maire de Saint-Denis vise avec un tel cynisme électoral ? »
Pour sa part, Bagayoko a insisté sur le fait que parmi ceux qui sifflent l'hymne, il y a aussi des Français engagés dans la vie de la nation. « Les réduire à des traîtres ou à des non-Français constitue une injustice et une méprise », a affirmé le maire. Il a ajouté que ce serait exactement parce qu'ils sont Français qu'ils peuvent exprimer leurs désaccords envers les actions de l'État.
Cette position ne manquera pas de résonner dans le paysage politique français, où les tensions autour des symboles nationaux ne cessent d'augmenter. Othman Nasrou, secrétaire général du parti Les Républicains (LR), a quant à lui dénoncé ce qu'il considère comme une nouvelle atteinte à l'identité nationale, qualifiant LFI de « courant de haine envers la France », selon des déclarations rapportées par Le Figaro.







