Jean-Luc Mélenchon a déclaré lors de son premier meeting de campagne : "Vous ne pourrez pas dire, si malheur arrive, +je ne savais pas+". Loin de vouloir partager l'espace politique, il a affirmé que la primaire unitaire était "finie", se posant ainsi comme l'unique solution pour contrer le Rassemblement national.
"Chaque voix compte dès le premier tour (...) Ceux qui n'ont aucune chance d'y accéder devraient se garder de nous empêcher d'essayer de l'emporter" a prévenu le candidat de La France Insoumise, lançant un appel à la solidarité à l'égard du reste de la gauche.
Face à 26.000 personnes à Saint-Denis, un lieu symbolique, Mélenchon a cherché à démontrer la puissance de son mouvement. Coincé entre la mairie d'Alain Bagayoko et la basilique de Saint-Denis, le rassemblement visait à montrer la force de son élan politique.
Les récents sondages, favorables à sa candidature, positionnent Mélenchon aux portes du second tour, bien que ces enquêtes laissent présager une défaite face aux figures du Rassemblement national. Pour accroitre ses chances, il est vital de créer un contraste net entre l'efficacité de LFI et les hésitations du reste de la gauche.
Les experts, comme l’économiste Jean-Marc Ayrault, craignent une victoire du Rassemblement national en 2027. Dans ce contexte, Mélenchon a posé sa candidature comme un rempart face à un potentiel "suprémacisme" du RN qui, selon lui, cherche à diviser par l'ethnie et la religion.
Évitant toute mention directe des candidats macronistes, le député a clairement articulé sa position sur la régression qu'il associe au macronisme, désignant cela comme "la misère pour le plus grand nombre".
Ensuite, en présence de Bally Bagayoko et d'autres figures de la gauche, Mélenchon a élargi le débat sur sa vision d'une "Nouvelle France": une société urbaine, connectée et métissée. "Nous ne renierons pas les sacrifices de nos ancêtres", a-t-il insisté, en s'élever contre les discours exclusivistes.
Sur l'anti-racisme, il a affirmé: "On est chez nous!", un slogan habituellement employé par l'extrême droite, mais qu'il a revendiqué pour dénoncer les attaques identitaires.
Concernant la planification écologique, Mélenchon a mentionné une restructuration des régions autour des grands bassins fluviaux pour initier une réelle bifurcation écologique.
L'auteur à succès Annie Ernaux a souligné la vision de Mélenchon lors de ce meeting, en afirmó que son programme est un "programme de vie fondé sur la justice".
Ce premier meeting s'inscrit dans une série d'événements qui seront suivis par d'autres figures politiques de gauche, comme Raphaël Glucksmann, qui réunira ses partisans dans les semaines à venir, à l'approche d'une décision judicaires cruciale concernant l'avenir politique de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella.







