Dans la petite commune de Hanvec, dans le Finistère, une dizaine de manifestants se sont réunis le 7 juin 2026, devant la gare abandonnée, où le train ne s'arrête plus depuis deux décennies. Pourtant, les rames filent toujours entre Quimper et Brest, laissant derrière eux des usagers frustrés.
L'association Un train pour Hanvec, fondée en 2025, cherche à rétablir cet arrêt qu'elle considère comme une anomalie. Son objectif? Rendre à la ville les avantages du transport ferroviaire, promesse de mobilité durable et d'accessibilité.
Hermance, résidente depuis deux ans, témoigne de cette difficulté : "Ici, on est vraiment dépendants de la voiture. Nous n'avons aucun transport en commun. C'est compliqué de se rendre à Quimper ou Brest, malgré la proximité géographique." Pour rejoindre son travail à Brest, elle doit faire un détour en voiture jusqu'au Faou, où elle peut prendre un car.
Le quotidien de nombreux Hanvécois s'apparente à une course contre la montre. Stéphanie, qui vit à quelques kilomètres, explique : "Je perds du temps et de l'argent sur la route, surtout avec les prix qui grimpent. Le train est pris en charge par mon employeur, mais je n'ai pas accès à cette option."
Une enquête menée l'an passé par l'association a révélé que 322 personnes, sur un total de 2 000 habitants, souhaitaient voir le train revenir à Hanvec. Pierre-Xavier, membre de l'association, précise : "Il ne s'agirait que de restaurer le quai, pour un coût estimé à 300 000 euros. La ligne est déjà rénovée, elle a coûté 75 millions d'euros."
Les efforts de la nouvelle municipalité dans ce sens sont notables. Selon des sources de France 3 Bretagne, des enquêtes ont été lancées par la Région afin de faire avancer le projet. L'association garde espoir de voir les trains desservir à nouveau Hanvec d'ici 2028, permettant ainsi aux habitants de rejoindre facilement Quimper, Brest et Landerneau.







