Le candidat libéral à la présidentielle, David Lisnard, a récemment quitté Les Républicains et a exprimé son ambition de "libérer l'innovation" en France. Lors d'une visite à la start-up C12, qui développe des ordinateurs quantiques, il a déclaré qu'il souhaitait abroger le principe de précaution inscrit dans la Constitution, un frein selon lui à l'innovation.
"Nous nous retrouvons face à des technologies de pointe, comme les nanotechnologies, qui sont paralysées par une bureaucratie lourde", a expliqué le maire de Cannes à l'AFP. À la tête du parti Nouvelle Énergie, David Lisnard dirige aussi l'Association des maires de France et souhaite mettre fin à ce qu'il perçoit comme des normes excessives qui étouffent les entreprises innovantes telles que C12 et Wandercraft, connue pour ses exosquelettes.
Lisnard a insisté sur la nécessité de réduire les délais de construction, déclarant qu'un dépôt de permis de construire en France peut prendre au moins quatre ans. Il souhaite également abroger le principe de précaution, qu'il juge obsolète dans des secteurs clés comme la chimie ou l'énergie, car cela limiterait l'essor d'initiatives prometteuses.
Pour encourager les start-ups, David Lisnard a prévu de baisser l'impôt sur les sociétés à 20% et de ramener la taxation des revenus du capital à 22%. Il est convaincu que l'épargne actuelle est mal orientée et propose d'augmenter à 5% le plafond d'investissement obligatoire des plans d'épargne retraite dans les entreprises non cotées. Selon ses calculs, cette réforme pourrait injecter 7 milliards d'euros supplémentaires vers l'innovation, sans nécessiter de nouvelles dépenses publiques.
Enfin, pour Lisnard, stimuler l'innovation passe également par le renforcement des compétences éducatives. Il appelle à un relèvement du niveau en mathématiques dans les écoles d'ingénieurs, estimant que cela est essentiel pour relever la France du déclassement éducatif, souvent dénoncé par des experts comme ceux de l'Institut Montaigne.







