Militante engagée de La France insoumise dans le Morbihan, Marie-Madeleine Doré-Lucas a décidé de quitter le mouvement, exprimant un profond mécontentement face au manque de considération accordé aux zones rurales. Ancienne élue d'opposition à Pontivy, elle a partagé sa décision dans un communiqué rapporté par Ouest-France. « C’est avec tristesse que j'ai informé Jean-Luc Mélenchon de ma rupture avec le mouvement », a-t-elle écrit avec amertume.
Candidate à de multiples scrutins, Doré-Lucas déplore l'absence de consultations avec les groupes locaux, affirmant que cela entrave « la capacité à élaborer des propositions pertinentes pour chaque territoire ».
« L’histoire politique de la France a montré que la déconsidération par la gauche de certains territoires n’a fait que la desservir. »
Concernant sa décision, l'ex-militante a exprimé son désarroi face à la faible prise en compte des zones non métropolitaines. « Malheureusement, l’histoire a démontré que négliger ces territoires n’est pas sans conséquences », a-t-elle pesé.
Une stratégie insoumise contestée
Doré-Lucas a également évoqué des « signaux alarmants » et « certaines méthodes préoccupantes » dans le mouvement. « Je ne peux plus m’identifier aux discours et aux comportements de certains membres de LFI. » Son abandon est survenu après le rassemblement du 1er mai, où elle a été critiquée publiquement par des camarades pour son « manque d’allégeance » et ses liens avec d'autres forces de gauche.
Le ressentiment vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon et sa stratégie envers la ruralité est ancien. Lors d'une récente déclaration, il avait affirmé : « Il faut mobiliser la jeunesse et les quartiers populaires... tout le reste, laissez tomber. » Une position qui soulève de vives inquiétudes, particulièrement sur la perception et le soutien accordés aux électeurs des zones rurales.







