Jean-Luc Mélenchon et l'affaire des assistants : un non-lieu qui interroge

L'instruction de Jean-Luc Mélenchon se termine sans mise en examen, mais des questions demeurent.
Jean-Luc Mélenchon et l'affaire des assistants : un non-lieu qui interroge
Les juges clôturent l’instruction, sans mise en examen de Jean-Luc Mélenchon dans l’affaire des assistants parlementaires LFI le 26 mai 2026. Vincent Isore / IP3 PRESS/MAXPPP

L’instruction concernant Jean-Luc Mélenchon pour détournement présumé de fonds publics s’est clôturée sans mise en examen le 26 mai. Seules deux de ses anciens assistantes, Laurent Maffeis et Aigline de Causans, continuent de figurer comme témoins assistés. Cette affaire avait été ouverte en 2017 suite à un signalement de la député européenne Sophie Montel.

Selon une confirmation du Canard enchaîné, les juges n'ont pas jugé nécessaire d'engager des poursuites à l'encontre de Mélenchon, ce qui a été salué par La France Insoumise (LFI) : «Cette clôture de l'instruction en l'état, sans mise en examen, confirme ce que nous soutenons depuis l'origine : à aucun moment, il ne pouvait nous être reproché la moindre infraction dans ce dossier».

Malgré l'absence de mise en examen, les deux assistantes de Mélenchon restent sous le statut de témoins assistés, une situation qu'elles ont connue depuis mai 2022. L'avocate de Mélenchon, Maitre Jade Dousselin, n’a pas souhaité commenter cette décision pour le moment. L’affaire a pris son envol en novembre 2018, impliquant des allégations de détournement de fonds publics.

Deux assistants demeurent témoins assistés

Cette affaire a débuté à la suite d'un signalement de Sophie Montel, ancienne membre du Front national, en mars 2017. À l’époque, elle avait dénoncé au parquet de Paris d'autres eurodéputés, dont certains assistants exerçaient déjà des fonctions au sein de leurs partis politiques respectifs. En juin 2017, elle avait spécifiquement pointé le cas de Mélenchon et de quatre de ses assistants.

Selon des spécialistes interrogés, la décision de non-lieu pourrait soulever des questions sur l’implication politique derrière cette instruction. «Les accusations portées contre Mélenchon semblent avoir été motivées par des considérations politiques plus que par des preuves concrètes», estime un juriste spécialisé dans les affaires publiques. Cette affaire met aussi en lumière le rôle des dénonciations dans le cadre politique, et la façon dont celles-ci peuvent influencer une enquête.

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