Selon les révélations d’Europe 1, l’eurodéputée Rima Hassan est accusée d’avoir enfreint des règles importantes lors d'une récente visite à la prison d’Osny, située dans le Val-d’Oise. Les faits incluent des échanges en arabe avec un détenu accusé de terrorisme, soulevant ainsi des interrogations sur la véritable nature de cette visite, qu'il s'agisse d'une mission de contrôle des conditions de détention ou d'une tentative de raviver une mobilisation autour des causes antisioniste et pro-palestinienne.
Les incidents se seraient produits lors d'une visite effectuée par plusieurs députés de la France insoumise et d’écologistes, accompagnés de membres du personnel et de journalistes d'organes tels que Le Monde, France Inter, Blast, Mediapart, et Politis. Ces élus, en exerçant leur droit légal de visite, n'auraient pas été en mesure de prévenir les dirigeants de l’établissement, qui ne peuvent s'opposer à ces vérifications.
Cependant, comme l'indique Europe 1, il est crucial de noter que les règles concernant ce genre de visites avaient été clairement soulignées auparavant. Cela incluait des restrictions strictes concernant les échanges avec les détenus, interdiction de discuter de leur situation judiciaire ou de demander à voir un prisonnier en particulier, sauf autorisation spécifique d'une instance judiciaire.
Des sources pénitentiaires rapportent que Rima Hassan aurait eu des interactions avec un détenu incarcéré pour trafic de stupéfiants, puis aurait discuté avec un autre détenu, prénommé “Ali”, en arabe. Elle a justifié cet échange en arguant que celui-ci ne maîtrisait pas le français ; néanmoins, des témoins ont affirmé que certaines conversations se sont concentrées sur la situation pénale de ce prisonnier, ce qui est également en violation des règles.
Des échanges en prison qui interrogent
D’après ces sources, l’eurodéputée aurait même pris ce détenu dans ses bras à plusieurs reprises et aurait demandé à le photographier sans son masque, une demande qui lui a été refusée, n'ayant pas reçu l'aval nécessaire.
À la sortie de la prison, Rima Hassan a partagé sur le réseau social X une photo du détenu prise de dos, accompagnée d'un message provocateur : “Depuis la cellule d’Ali, réfugié palestinien en détention provisoire depuis deux ans sur la base d’accusations provenant de l’État colonial israélien. La France lui a retiré son statut de réfugié et se range du côté de son oppresseur sans même qu’il soit jugé.”
Les vérifications d’Europe 1 montrent que ce détenu a été placé sous détention provisoire le 31 mars 2024 pour des accusations graves, dont “complicité de tentatives d’assassinats” et “financement d’entreprise terroriste”. Ce dernier a également été poussé à séjourner plusieurs mois dans le quartier d’évaluation de la radicalisation avant d'être transféré dans le Val-d’Oise, et il risque la réclusion criminelle à perpétuité.
Enfin, Europe 1 s'interroge sur l'“objectivité” de cette visite parlementaire : s'agissait-il d'un véritable contrôle des conditions de détention ou d'une manœuvre de communication autour d'un “détenu palestinien”? Il est à noter qu’une manifestation en soutien à ce prisonnier est prévue samedi prochain à Paris, soutenue par divers collectifs pro-palestiniens.







