La présentation du pacte démocratique par le maire Thomas Cazenave, prévue le mardi 19 mai, a suscité des réactions mitigées parmi les élus écologistes. Ceux-ci voient dans cette démarche une reprise de leurs anciennes propositions, ajoutant une note d'ironie à cette annonce de création de 30 nouveaux quartiers intégrés aux huit grands quartiers préexistants. Ce découpage figure parmi les propositions phares de la campagne du maire sortant Pierre Hurmic.
Stéphane Pfeiffer, ancien adjoint de Pierre Hurmic et membre d'un des deux groupes écologistes d'opposition, a exprimé son dédain, déclarant : "On trouve un peu cocasse de nous avoir critiqués pendant six ans sur la démocratie locale et de reprendre notre idée des 30 quartiers de vie". Ce projet, selon lui, soulève des interrogations sur la capacité de la nouvelle majorité à porter une vision originelle en sortant de l’opposition symbolique.
De la démocratie à la proximité
Sur le plan de la méthode, Pfeiffer met en lumière un changement dans la dynamique de la gouvernance. Il évoque un "basculement de la démocratie locale" vers un renforcement de la proximité, notant que les futures commissions citoyennes instaurées par la mairie ne seront qu'un espace d'avis, privant ainsi les citoyens d'une réelle coconstruction et codécision.
De plus, la disparition du parlement mobile, un amphithéâtre itinérant qui circulait dans les quartiers pour recueillir les avis des citoyens, a également froissé l'opposition. Thomas Cazenave a estimé que cet outil était inefficace, mais Pfeiffer s'insurge : "Il en est sorti tout le contrat démocratique de la ville qu'ils sont en train de déconstruire".
Les écologistes comptent mettre en avant leurs arguments lors du prochain conseil municipal le 1er juin, où le projet de pacte démocratique sera soumis au vote. Ils exigent des échanges plus transparents avec la majorité, ayant reçu le document trop tardivement avant sa présentation publique.







