Des militantes du groupe féministe Femen ont signalé une interruption remarquée lors de la célébration de Jeanne d’Arc ce dimanche, organisée par la mairie RN de Carcassonne. Selon une vidéo publiée sur leur page Facebook, quatre militantes, visiblement engagées, ont interpellé le maire Christophe Barthès pendant qu'il prononçait son discours. Leurs torses étaient exposés, couverts de slogans tels que « Femen pas RN » et « féministe pas fasciste ». Elles ont finalement été évincées par les forces de l’ordre.
Un récent communiqué de la mairie, relayé par L’Indépendant, a détaillé les changements apportés à la ville, notamment le repositionnement d’une statue de Jeanne d’Arc derrière la cathédrale Saint-Michel-de-Carcassonne. Cette initiative vise à honorer cette « figure du courage, de la foi et de l’unité nationale » qui se doit de reprendre une place centrale dans la mémoire collective de la ville.
Les motivations des militantes
Une des militantes a exprimé, dans les colonnes de Le Monde, ses raisons d'interrompre la cérémonie, soulignant le refus de l’extrême droite d’approprier une figure aussi emblématique que Jeanne d’Arc. Cette militante a fait des comparaisons frappantes, affirmant que, contrairement à Barthès, Jeanne d’Arc ne serait pas hostile aux migrants et aux plus vulnérables.
Depuis son élection, le maire RN de Carcassonne s'est trouvé au centre de controverses, suscitant de vives critiques. Parmi ses décisions contestées, on retrouve un arrêté anti-mendicité et la suppression de subventions à la Ligue des droits de l'homme. En parallèle, il a également suspendu les achats d'espaces publicitaires dans la presse locale, accusant celle-ci de partialité.
Ce nouvel incident n’est qu’un exemple parmi tant d’autres des tensions croissantes entre les militants féministes et des autorités perçues comme extrêmes. L'impact de ce genre d'actions continue d'alimenter le débat public sur des questions de droits des femmes et de politiques d'immigration en France.







