L’ancien vice-président du Front national, Florian Philippot, a confirmé, lors d'une interview sur France 2, son intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Cependant, il a précisé qu'il pourrait se retirer si Philippe de Villiers décidait également de se lancer dans la course. « Je suis candidat à l’élection présidentielle », a-t-il déclaré, insistant sur l'importance de proposer une alternative à un duel type Jean-Luc Mélenchon contre Jordan Bardella.
Philippot, qui a été au cœur des manifestations anti-passe sanitaire durant la pandémie de Covid-19, est connu pour ses positions fermement eurosceptiques. Il prône une sortie de la France aussi bien de l'Union européenne que de l'Otan. « La mouvance souverainiste considère aujourd'hui que Philippe de Villiers incarne possiblement ce rassemblement anti-UE et anti-Otan », a-t-il ajouté, soulignant les difficultés rencontrées par son propre mouvement lors des dernières élections européennes, où sa liste n'a recueilli qu'une fraction des voix.
Le contexte politique semble plus que jamais bouillonnant, avec des appels croissants pour une union des forces souverainistes. Des experts s'interrogent sur l'impact potentiel de cette candidature sur l'électorat. Selon le politologue Jean-Baptiste MOREAU, « une candidature de Philippot pourrait diversifier l'offre souverainiste, mais cela dépendra beaucoup de son aptitude à convaincre les électeurs déçus par d'autres figures de la droite ». D'autres analystes, comme Marie LACOUR de Le Monde, estiment que sa candidature pourrait renforcer la polarisation au sein du camp nationaliste, d'autant que Philippot a quitté le RN après l'élection de 2017.
Il est loin d’être anodin que cette annonce survienne dans un paysage politique en évolution, où des personnalités telles que Philippe de Villiers pourraient également s'aligner dans la quête d'une représentation plus forte des souverainistes. En attendant, les électeurs se préparent à une bataille qui promet d'être riche en rebondissements d'ici 2027.







