La récente déclaration de Jean-Luc Mélenchon sur Taïwan a suscité une vive réaction de Marine Tondelier, présidente des Écologistes. Elle a exprimé son indignation face à son appel à une intervention « polie et respectueuse » de la France vis-à-vis de la Chine concernant l'île de Taïwan.
Les propos de Jean-Luc Mélenchon ont créé un débat sur la position de la gauche face à la montée de la puissance chinoise. Marine Tondelier a décrit cette attitude comme passive et complaisante, laissant transparaître un désaccord profond au sein de l'échiquier politique français.
« Si la Chine annexe Taïwan, il faut qu’on intervienne de manière polie et respectueuse pour que ça se passe dans le calme », a tweeté Tondelier, en ajoutant un ton sarcastique : « Xi Jinping doit trembler ! » Cette déclaration a suscité une vague de réactions, tant sur les réseaux sociaux que dans le débat public.
Le 21 avril, Tondelier avait déjà publié une note de blog où elle critiquait la fascination de Mélenchon pour la Chine, affirmant qu'il représentait un « pôle de stabilité ». Ses propos sont en contradiction avec ceux du leader de La France Insoumise, qui considère que l’autonomie de Taïwan est intimement liée à celle de la Chine.
Les critiques ne se sont pas fait attendre. La députée Danièle Obono a qualifié les remarques de Tondelier de « malaise », illustrant ainsi le clivage au sein de la gauche. Bastien Lachaud, député de Seine-Saint-Denis, a également dénoncé les « propos inconsidérés et va-t-en-guerre » de Tondelier, soulignant que cela pourrait encourager une vision interventionniste à l'égard de la Chine.
La France et Taïwan : une position délicate
Dans ses déclarations, Mélenchon a affirmé que « Taïwan, c’est la Chine » et a précisé que la France ne devrait pas s'impliquer dans les tensions entre Pékin et Taipei. « C'est aux Chinois de régler leurs problèmes », a-t-il ajouté, plaidant pour une approche plus nuancée face à un sujet aussi délicat.
Cette tension fait écho à la position historique de la France, qui, depuis 1949, a reconnu la République populaire de Chine comme l'unique représentante légale de la Chine. Selon ce principe d'« une seule Chine » établi en 1964, Paris ne possède pas d'ambassade à Taipei et reste prudent dans ses relations diplomatiques.
Alors que les débats se poursuivent, ces prises de position révèlent les fractures au sein de la gauche française, confrontée aux défis d’une géopolitique complexe et en constante évolution.







