Les rues de Paris seront silencieuses ce samedi. En effet, le tribunal administratif de Paris a ratifié, ce vendredi, l'interdiction de la manifestation organisée par le Comité du 9-Mai, un groupe classé à l'extrême droite, ainsi que celle de la contre-manifestation antifasciste, toutes deux prévues pour demain. Cette décision intervient dans un contexte de tensions politiques exacerbées, selon les autorités.
La préfecture de police de Paris a déjà pris la décision d'interdire ces deux rassemblements, signalant un risque de violences lors des manifestations. Dans son arrêté, la préfecture rappelait la mort récente du militant d'extrême droite radicale, Quentin Deranque, à Lyon, et faisait référence à des événements troublants survenus lors des précédentes manifestations, où des saluts nazis avaient été observés dans les cortèges des ultradroitistes.
Un passé rempli de tensions
Il est important de noter qu'en 2025, un millier de militants d'extrême droite avaient défilé à Paris, masqués et brandissant des symboles néonazis. Ce climat de suspicion et d'inquiétude conduit le tribunal à maintenir l'interdiction de ces événements. Antoine Leclerc, sociologue à l'université de Lyon, affirme : "La présence de ces mouvements extrêmes suscite des réactions fortes et parfois violentes, surtout dans un contexte politique aussi polarisé que celui que nous connaissons actuellement."
Il convient de rappeler que la dernière édition de cette manifestation avait été interdite, bien que la décision ait été temporairement suspendue par le tribunal. La contre-manifestation antifasciste, quant à elle, avait été complètement prohibée l'an dernier.
Cette année, tandis que le Comité du 9-Mai continue de commémorer la mémoire d'un militant d'extrême droite décédé, la tension sociale autour de ces événements reste palpable. La préfecture de police souligne qu’elle doit agir en prévision d’éventuels débordements qui pourraient nuire à l’ordre public. Les autorités doivent donc demeurer vigilantes face à la montée de l'extrémisme qui semble se renforcer dans plusieurs régions de la France.







