L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a calé les esprits vendredi en déclarant que le risque de propagation de l'hantavirus à l'échelle mondiale est "absolument faible". Cette affirmation intervient après la confirmation de plusieurs décès sur le bateau de croisière MV Hondius, dont trois passagers ont perdu la vie.
Christian Lindmeier, porte-parole de l'OMS, a souligné que ce virus est dangereux principalement pour les personnes qui sont directement infectées. "Même parmi ceux qui ont partagé leur cabine avec un cas confirmé, il semble que la transmission ne se produise pas toujours", a-t-il ajouté lors d'une conférence à Genève.
Lindmeier a comparé le hantavirus à d'autres maladies transmissibles : "Ce n'est pas du tout comme la rougeole où un simple contact respiratoire pourrait être une menace. On parle ici d'une interaction nécessitant un contact très rapproché pour que le virus se propage." L'OMS rappelle que ce virus n'est pas un nouveau Covid.
Le MV Hondius, en partant d'Ushuaïa, en Argentine, fait route vers Tenerife, aux Canaries, où il est attendu dimanche. Au total, l'OMS a enregistré trois décès et a confirmé cinq cas d'hantavirus, avec trois autres cas suspects.
- Un risque clairement défini -
Un bon signe a été l'annonce qu'une hôtesse de l'air de KLM, ayant eu un contact rapproché avec une passagère décédée de l'hantavirus, a été testée négative. "C'est une nouvelle encourageante", a souligné Lindmeier.
Il a également évoqué les cas détectés en Suisse, où un homme hospitalisé et sa compagne, restée en quarantaine, n'ont montré aucun symptôme. "Cela démontre que le virus ne se propage pas facilement", a-t-il déclaré.
En ce qui concerne l'Angleterre, un troisième cas suspect lié au foyer sur le MV Hondius a été révélé, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire (UKHSA). Ce cas a été détecté chez un résident de Tristan da Cunha, une île isolée où le bateau a fait escale.
L'UKHSA a également informé que des précautions sanitaires ont été prises pour deux personnes rentrées au Royaume-Uni après avoir séjourné sur le bateau, même si elles ne présentent pas de symptômes.
Pour les habitants de l'île de Saint-Hélène, où 29 passagers du Hondius avaient débarqué, Lindmeier a insisté sur le fait que le risque est "minimal, voire inexistant". "Il n'y a pas de risque nul, mais le danger est véritablement minime", a-t-il ajouté.
En conclusion, le porte-parole de l'OMS a expliqué que les tests négatifs des personnes en contact avec des cas confirmés devraient convaincre le public que le risque d'hantavirus demeure extrêmement faible. Par ailleurs, des personnes en observation en Allemagne, aux Pays-Bas, en Suisse et en Afrique du Sud continuent de recevoir des soins afin de surveiller d'éventuelles infections.







