Le leader de Renaissance pourrait se retrouver en concurrence avec Edouard Philippe lors de la prochaine présidentielle. Toutefois, une certaine synergie pourrait voir le jour entre ces deux figures emblématiques du macronisme, si la menace d'un second tour entre le Rassemblement National et La France Insoumise se précisait.
En pleine réflexion stratégique à un an des élections, Gabriel Attal a laissé entrevoir la possibilité d’une alliance avec Edouard Philippe lors d’une interview sur Franceinfo, le 7 mai. "Nous avons tous les deux à cœur d’éviter un second tour qui serait catastrophique pour les Français entre LFI et le RN", a-t-il affirmé.
La prospective d’une coalition entre les deux anciens Premiers ministres pourrait se concrétiser, mais cela nécessiterait une évaluation des sondages pour déterminer qui pourrait prétendre à une avance. En effet, Attal a déclaré : "Ce qui rendrait une telle alliance nécessaire, c’est le risque d’un second tour entre La France Insoumise et le Rassemblement National. Je ne souhaite pas cela pour notre pays".
Une coopération potentielle pour début 2027
Bien que l’idée de collaboration n’ait pas encore été explicitement commentée par Edouard Philippe, cela n’empêche pas les deux hommes de mener des campagnes distinctes. Attal a précisé : "Il est essentiel de mener une véritable campagne, même avec plusieurs candidats positionnés sur un espace politique similaire. Ils doivent présenter leurs projets et convaincre les Français". Une telle coalition n’est pas envisagée avant "début 2027", lorsque les résultats des sondages seront plus clairs. Actuellement, Philippe semble bénéficier d’un léger avantage, surtout puisque Gabriel Attal n’a pas encore confirmé sa candidature officiellement.







