Intitulée "Sans peur : en Europe, patrons chez nous", la manifestation tenue sur la place du Dôme a duré près de trois heures et a été organisée par les 'Patriotes pour l'Europe', un groupe souverainiste du Parlement européen. Elle a vu une forte affluence de sympathisants aux idées nationalistes, renforçant ainsi le sentiment d'union parmi ces dirigeants.
Matteo Salvini, leader du parti italien d'extrême droite la Ligue, a commencé son discours en rendant hommage à Viktor Orban, rappelant sa défense des frontières italiennes et ses luttes contre la criminalité organisée. "Continuons ensemble ce combat pour la liberté et la légalité", a-t-il déclaré, évoquant la récente défaite électorale d'Orban.
Dans une ambiance chargée de slogans tels que "remigration", le chef du Parti de la liberté néerlandais, Geert Wilders, a présenté l'immigration de masse comme une menace pour les populations européennes, affirmant que les citoyens d'origine européenne subissent une pression croissante. Les participants, comme Marco, un conseiller financier de 33 ans, ont réclamé des politiques plus strictes, inspirées des méthodes de l'ancien président américain Donald Trump.
Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), s'est posé comme la figure centrale de l'événement. "À Milan, je suis ici pour vous rassurer : notre victoire aux prochaines élections est proche. Nous allons dire adieu à Macron", a-t-il affirmé, soulignant son optimisme pour l'avenir.
Une contre-manifestation
Alors que les figures d'extrême droite s'exprimaient, une contre-manifestation, organisée par des associations antifascistes, a également attiré un grand nombre de personnes, affichant des slogans tels que "Milan est migrante" et brandissant des drapeaux palestiniens. Des témoins décrivent l'atmosphère tendue, un important dispositif policier séparant les deux camps.
Matteo Salvini, tout en plaidant pour une réforme des règles économiques européennes, a mis en avant la nécessité d'un soutien aux citoyens face à la crise énergétique engendrée par divers facteurs géopolitiques. Il a demandé que les règles du pacte de stabilité soit suspendues pour permettre aux pays européens d'assister leurs travailleurs et entreprises.
Ce rassemblement pourrait également être un pas crucial pour la Ligue, qui fait face à des défis de popularité, notamment de la part de nouveaux concurrents politiques. Les observateurs notent une érosion de ses bases, et des critiques internes émergent, comme celles d'électeurs qui affirment que le parti doit se recentrer sur ses priorités fondamentales.
Dans un contexte politique européen en mutation, l'extrême droite semble chercher à capitaliser sur les craintes économiques et migratoires, en espérant renforcer ses positions en vue des élections à venir.







